Mercredi, Kathleen Wynne a fait campagne à Hamilton dans la circonscription de la chef du NPD, Andrea Horwath.

Wynne prétend être la seule chef qualifiée face aux menaces amércaines

HAMILTON — La chef du Parti libéral de l’Ontario s’est rendue mercredi au coeur de la circonscription de sa rivale néo-démocrate, à Hamilton, où elle a déclaré qu’elle était la seule candidate de la campagne électorale capable de s’élever au-dessus des considérations idéologiques.

De son côté, la chef du Nouveau Parti démocratique, Andrea Horwath, a passé la journée à défendre la proximité du NPD avec les grandes centrales syndicales de l’Ontario.

Pendant ce temps, le camp progressiste-conservateur de Doug Ford a continué de promettre une plateforme électorale chiffrée avant la fin de la campagne électorale à laquelle il ne reste qu’une semaine.

Devant l’usine de l’aciérie Stelco, Kathleen Wynne s’en est pris à Mme Horwath et à M. Ford, qu’elle a qualifiés d’idéologues intransigeants sans expérience pour faire face aux menaces de tarifs douaniers américains sur l’acier.

Les États-Unis ont exclu le Canada de leurs tarifs sur les importations d’acier et d’aluminium, mais seulement de façon intérimaire. La période de grâce doit prendre fin vendredi, à moins qu’elle ne soit reconduite.

Alors que le gouvernement fédéral de Justin Trudeau a fait la plus grande partie du travail pour protéger l’industrie canadienne, Kathleen Wynne a voulu mettre de l’avant ses propres démarches. Elle a affirmé avoir rencontré 37 gouverneurs américains, des sénateurs, des élus du Congrès et d’importants membres de l’administration fédérale américaine pour expliquer l’impact qu’auraient ces tarifs douaniers sur les emplois des deux côtés de la frontière.


«  À une extrémité du spectre, on a Doug Ford qui a exprimé son admiration pour Donald Trump [...]. À l’autre extrémité du spectre, on a le NPD qui a historiquement toujours milité contre les accords de libre-échange.  »
Kathleen Wynne

D’après Mme Wynne, ni Doug Ford et son penchant pro-Trump, ni Andrea Horwath et ses positions contre le libre-échange ne peuvent défendre l’économie de l’Ontario.

« À une extrémité du spectre, on a Doug Ford qui a exprimé son admiration pour Donald Trump, malgré le chaos et l’incertitude que son administration a causés en Ontario. À l’autre extrémité du spectre, on a le NPD qui a historiquement toujours milité contre les accords de libre-échange. Une position que j’estime rigide et peu pratique », a déclaré Mme Wynne, qui traîne en troisième place dans les intentions de vote, selon les plus récents sondages.

Chez les néo-démocrates, Andrea Horwath a défendu la soi-disant trop grande proximité de son parti avec les syndicats. Elle a nié les allégations concernant une relation financière entre le NPD et le fonds Cornerstone administré par huit syndicats. Selon les libéraux, Cornerstone aurait contribué financièrement à la campagne néo-démocrate.

Mme Horwath a contre-attaqué en soutenant que ce sont les libéraux qui accumulent les ententes avec des groupes d’intérêts depuis qu’ils sont au pouvoir.

Le Parti progressiste-conservateur a discrètement mis à jour sa plateforme électorale sur son site internet afin de détailler ses promesses de campagne.

Doug Ford a promis de présenter un programme chiffré avant le scrutin, sans préciser quand il le fera. Les électeurs ontariens sont appelés aux urnes le 7 juin.