Les candidats libéraux Marie-France Lalonde, Yasir Naqvi et Nathalie Des Rosiers

Les libéraux promettent de nouvelles écoles francophones au centre-ville

Les candidats libéraux d’Ottawa s’engagent, s’ils sont réélus le 7 juin, à faire pression sur le ministère de l’Éducation pour que soient construites de nouvelles écoles francophones au centre-ville de la capitale, où la demande est croissante.

C’est l’élu sortant dans Ottawa-Centre, Yasir Naqvi, qui en a fait l’annonce vendredi en compagnie de ses collègues Nathalie Des Rosiers (Ottawa-Vanier) et Marie-France Lalonde (Orléans), devant le terrain de sept acres où doit voir le jour le projet Village Gladstone, qui doit entre autres comprendre une école élémentaire du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), des dizaines de logements abordables, des espaces verts et des commerces. 

Affirmant que « le besoin de nouvelles écoles est clair » et que les inscriptions dans les écoles de langue française ont grimpé de 50% depuis le tournant des années 2000, les libéraux promettent spécifiquement d’obtenir le financement nécessaire à la construction de ce nouvel établissement de 390 places, soit approximativement 10 millions $. 

Cette nouvelle école « permanente » est attendue de pied ferme par le CEPEO, puisque la seule institution au centre-ville, l’école Centre Nord, loge actuellement dans un bâtiment de la rue Beech loué jusqu’en 2022 au Ottawa Catholic School Board, à peine un kilomètre plus loin. Et déjà, le conseil scolaire indique que les besoins sont tellement criants qu’une autre école élementaire est envisagée « dans un futur rapproché ». 

« Construire de nouvelles écoles représente beaucoup de travail, mais je suis prêt à le faire. [...] Je veux que les parents aient l’opportunité de faire un choix pour leurs enfants. On sait tous que la francophonie est importante pour la prospérité d’Ottawa », de dire M. Naqvi. 

Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) compte quant à lui deux établissements au centre-ville, soit l’école Saint-François-d’Assise et l’école Au Cœur d’Ottawa, mais est à la recherche d’un nouveau site pour cette dernière, qui loge temporairement dans un immeuble loué au Ottawa Catholic School Board, sur la rue Main. Les libéraux affirment qu’ils s’engagent aussi à sécuriser les fonds pour ce projet.

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CITATION DANS UN COMMUNIQUÉ DES LIBÉRAUX: PAS DE MALAISE AU CEPEO

En pleine campagne électorale, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) ne voit pas de problème à ce qu’une citation de sa présidente Linda Savard se retrouve dans un communiqué émis vendredi par des candidats libéraux d’Ottawa. 

La réaction de cette dernière à l’annonce du parti politique de s’engager à financer la construction de nouvelles écoles françaises au centre-ville d’Ottawa s’il est réélu est citée dans le document acheminé aux médias de la région. 

« La proposition du Parti libéral nous intéresse, car la demande pour une éducation publique de langue française est en pleine croissance au centre-ville. Nous travaillons depuis deux ans avec notre partenaire Logement communautaire d’Ottawa sur un projet d’école urbaine dans le village de Gladstone qui fera la promotion de valeurs d’ouverture, de diversité et d’inclusion », peut-on lire dans le communiqué. 

La principale intéressée n’était pas disponible pour commenter, mais le conseiller scolaire Denis Chartrand se dit à l’aise avec cette action même si l’organisation est apolitique. Il affirme qu’il ne faut nullement voir là un appui politique quelconque alors que s’amorce le sprint final des élections. 

« C’est peut-être un peu particulier. Sauf que nous sommes heureux de cet engagement. Ce qu’on espère, c’est que les autres partis politiques vont faire de même. [...] Nous sommes transparents et ne faisons pas d’éloge pour un parti ou un autre. De toute façon, on va devoir travailler avec quiconque va être élu par la population. Sauf que nous ne sommes pas hypocrites non plus, on ne restera pas à rien dire si quelqu’un nous offre une école. Mais s’ils sont élus, on va les talonner pour qu’ils respectent leur promesse. Car si on ne se bat pas, on recule », lance-t-il.