Le maire Watson a sondé les candidats aux prochaines élections provinciales sur divers enjeux importants pour la capitale nationale.

Les candidats répondent à Watson

La majorité des candidats locaux à l’élection provinciale se sont prêtés à l’exercice du maire Jim Watson en faisant connaître leur position sur plusieurs « enjeux très importants » pour Ottawa.

Jim Watson aborde différents thèmes, dont le train léger, la taxe sur le carburant, le logement abordable, les soins de longue durée, les ententes de transfert de responsabilité ainsi que les infrastructures.

Les candidats néo-démocrates, libéraux et verts locaux ont répondu à la majorité des questions dans le même format que le questionnaire envoyé le 17 mai dernier.

Le chef progressiste-conservateur, Doug Ford, est le seul à avoir répondu au questionnaire dans une lettre en énumérant des engagements sans répondre directement aux questions du maire et sans prendre position par oui ou non. Pour leur part, les candidats du Parti Trillium de l’Ontario ne se sont pas prêtés à l’exercice.

Lorsque le maire demandait si le parti s’engageait à respecter l’engagement du gouvernement de l’Ontario, soit pour le financement du train léger ou pour accroître la part municipale des recettes de taxe sur le carburant ou encore pour la stratégie nationale du logement, dans l’ensemble les répondants ont répondu positivement.

À la question « votre parti entend-il respecter l’engagement du gouvernement de l’Ontario à financer des soins plus directs et personnalisés pour les résidents des établissements de soins de longue durée de la province », les candidats locaux du Nouveau Parti démocratique affirment que leur parti créera et financera 15 000 nouveaux lits dans un horizon de cinq ans. De son côté, Doug Ford estime que le besoin se fait de plus en plus sentir. « Nous aménagerons 15 000 nouveaux lits de soins de longue durée au cours des cinq premières années de notre mandat et 30 000 autres sur 10 ans », écrit-il.

Questionnés à connaître l’intention des partis à consulter les municipalités sur leur besoin relativement à un programme d’infrastructure, les libéraux affirment vouloir y participer. « Nous sommes au courant des demandes de la Ville d’Ottawa concernant notamment l’élargissement de la route 174 et de la route de comté 17, la construction d’un échangeur sur l’autoroute 416 à la hauteur du chemin Barnsdale et la construction d’un pont piétonnier à la promenade Huntmar ; si nous sommes réélus, nous continuerons à travailler avec la ville », écrivent les libéraux.

Les réponses sont publiées intégralement sur le site Web du maire. Ce dernier ne commente pas les réponses.

FINANCEMENT DU POSTSECONDAIRE : BÉMOL DU RÉFO

Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) apporte un bémol à la demande de financement des membres de la Table postsecondaire de l’Ontario français.

La semaine dernière,  les universités bilingues et les collèges francophones de la province ont lancé un cri du cœur et ont demandé des fonds pour augmenter leur offre de programmes en français. 

Cette demande est légitime de la part des institutions francophones, mais celles bilingues devraient prendre des actions concrètes en ce qui a trait à la gouvernance pour et par les francophones, croit le RÉFO.

« Le RÉFO appuie certainement une augmentation du financement de nos institutions francophones tel que le Collège Boréal, le Collège La Cité et l’Université de Hearst. Nous nous inquiétons par contre, d’appuyer une augmentation de financement vers les institutions bilingues sans un engagement de leur part d’avancer vers un modèle de gouvernance au sein de leurs institutions », a déclaré Radi Shahrouri, coprésidente du RÉFO.