Une promesse du Parti québécois inquiète les anglophones.

Une proposition du PQ dénoncée

La proposition du Parti québécois (PQ) d’exiger une session dans une institution francophone pour les étudiants de collèges anglophones a été « mal pensée », estime le directeur général du collège Heritage, Michael Randall.

« C’est un peu extrême, disons », soutient M. Randall d’entrée de jeu. Il poursuit en expliquant pourquoi cette idée du PQ – annoncée samedi par le chef, Jean-François Lisée, devant un pavillon de l’université McGill à Montréal – est irréalisable.

Le DG du collège Heritage souligne que les programmes et les horaires de session diffèrent d’une institution collégiale à l’autre, ce qui complique le passage des étudiants d’un cégep à l’autre.

En plus d’être difficile à concrétiser, cet engagement du PQ aurait des conséquences négatives, estime Michael Randall.


«  Je serais inquiet pour la réussite des étudiants.  »
Le directeur général du collège Heritage, Michael Randall

« Je serais inquiet pour la réussite des étudiants, particulièrement ceux qui ont plus de difficulté. S’ils sont déjà près d’être en situation d’échec, je ne sais pas comment ils s’en sortiraient durant une session dans leur langue seconde », affirme M. Randall.

Exode vers l’Ontario ?

En Outaouais, cette proposition pourrait potentiellement accroître l’exode de cerveaux vers l’Ontario, là où les étudiants anglophones pourraient obtenir leur diplôme dans un seul établissement.

« Pour les programmes techniques, en particulier, ça rendrait le collège Algonquin encore plus attirant. »

Michael Randall souligne que, même si le PQ se trouve en troisième place dans la plupart des sondages, leur engagement inquiète la communauté anglophone. Il ajoute qu’en raison de la façon dont elle a été dévoilée, à l’université McGill, la proposition est perçue par certains comme une attaque directe aux anglophones québécois.