Une campagne à l’issue imprévisible

En ce lundi 1er octobre, les Québécois iront aux urnes de 9h30 à 20h pour élire le prochain gouvernement.

Les 39 jours de la campagne électorale sont derrière nous. L’heure est au vote dans les bureaux de scrutin, qui accueilleront les électeurs jusqu’à 20 h en ce lundi 1er octobre. En Outaouais comme ailleurs au Québec, le portrait politique pourrait changer.

À l’échelle provinciale, il faudra voir si les libéraux de Philippe Couillard réussiront à garder le pouvoir ou s’ils devront passer le flambeau. Rien n’est non plus assuré à savoir si le prochain gouvernement sera majoritaire ou minoritaire.

La montée de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault n’a pas épargné l’Outaouais, mais il faudra voir jusqu’à quel point. Il est donc impossible de prévoir si la région comptera autre chose que des députés libéraux au terme de ce scrutin. Ce sont les électeurs qui auront le dernier mot.

Le vote par anticipation n’a toutefois pas attiré les foules en Outaouais. Le taux de participation est inférieur, dans les cinq circonscriptions régionales, à la moyenne provinciale de 17,93 %. En Outaouais, il varie entre 11,36 % (dans Pontiac) et 15,4 % (dans Chapleau).

Exception faite des péquistes Jocelyne Ouellette dans Hull et Jean Alfred dans Papineau, qui ont été élus en 1976, l’Outaouais a toujours voté rouge.

Le libéral André Fortin – nommé ministre des Transports au cours du dernier mandat – est en territoire qui semble acquis dans Pontiac. Même le chef péquiste, Jean-François Lisée, a admis lors d’une visite dans la région que le Pontiac « n’est pas parmi [les] dix principaux comtés cibles » de sa formation politique.

Les chefs des quatre principaux partis ont tous effectué une visite électorale dans la région.

Lutte serrée

Ailleurs dans la région, la lutte pourrait être serrée entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et la CAQ. Lors des élections précédentes, la lutte régionale se faisait plutôt entre le PLQ et le PQ. Le parti aujourd’hui dirigé par M. Lisée avait même obtenu certains résultats frôlant la victoire, notamment dans Papineau en 2012.

Les candidats régionaux du Parti québécois et de Québec solidaire n’ont toutefois jamais montré qu’ils perdaient espoir pendant la campagne, convaincus d’avoir ce qu’il faut pour effectuer une percée.

La CAQ a pour sa part réussi à aller chercher deux noms bien connus pour se présenter en Outaouais. L’ancien maire de La Pêche, Robert Bussière, tente de décrocher le siège qu’occupait la ministre Stéphanie Vallée dans Gatineau, où il affronte notamment la libérale Luce Farrell. Cette dernière a été attachée politique de Mme Vallée pendant plusieurs années.

Dans Papineau, l’ancien chef d’antenne de TVA Gatineau-Ottawa, Mathieu Lacombe, souhaite déloger le député sortant, le libéral Alexandre Iracà.

Chapleau et Hull seront aussi des circonscriptions à surveiller. Dans l’éventualité d’une vague caquiste à l’échelle provinciale, il faudra voir si l’Outaouais sera éclaboussée ou si la région y sera imperméable.

Les chefs des quatre principaux partis ont tous effectué une visite électorale dans la région. À cela se sont ajoutées leurs visites lors d’une « trêve », au lendemain du passage de la tornade ayant durement frappé le quartier Mont-Bleu, à Gatineau.

Dans la région, l’amélioration du réseau de la santé et l’élargissement de l’autoroute 50 ont fait partie des engagements de tous les partis. Reste maintenant à voir qui sera élu dans les cinq circonscriptions, quel parti prendra le pouvoir à Québec et quelles promesses seront réalisées au cours du prochain mandat.