Les partisans de la CAQ ont fêté l'élection d'un gouvernement majoritaire dirigé par François Legault.

Un tsunami caquiste déferle sur les régions du Québec

MONTRÉAL — Le tsunami de la Coalition avenir Québec a été si puissant qu’il ne reste que huit circonscriptions qui n’ont pas été peintes en bleu au sud du fleuve Saint-Laurent.

Chaudière-Appalaches, Beauce, Centre-du-Québec, Estrie, Montérégie, presque rien n’a résisté à la puissante montée de l’équipe de François Legault.

Une bonne partie de la rive-nord du Saint-Laurent s’est aussi laissée tenter par l’aventure d’un gouvernement de la CAQ, alors que les Laurentides, Lanaudière et la Mauricie ont accordé leur soutien à l’équipe Legault. La vice-chef du PQ, Véronique Hivon, fait figure d’irréductible Gauloise en conservant son fief de Joliette.

L’Est-du-Québec est la seule grande région de la province à avoir résisté au tsunami caquiste qui a remporté un fort mandat. La Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les les-de-la-Madeleine n’ont pas succombé aux charmes de la formation de François Legault.

Duplessis, René-Lévesque, Rimouski, Matane-Matapédia, Bonaventure et les-de-la-Madeleine ont préféré le Parti québécois. Ces six circonscriptions de l’est et du nord de la province forment un rare

bloc péquiste sur la carte politique.

Gaspé a choisi d’appuyer le Parti libéral, mais là encore, il s’agit d’une rare touche de rouge à l’est de la carte.

Outaouais

Autre exemple criant de la puissante vague caquiste, l’Outaouais a basculé aux mains de la coalition de François Legault. Réputé bastion libéral, alors que le PLQ détenait les cinq circonscriptions

avant le scrutin, c’est aujourd’hui la CAQ qui règne sur la région de l’ouest grâce à trois gains dans Chapleau, Gatineau et Papineau.

Seules les circonscriptions de Hull et de Pontiac sont demeurées fidèles aux libéraux.

Grande région de Québec

La Capitale-Nationale a été le théâtre d’une autre cinglante défaite libérale. Alors que le PLQ était solidement implanté, il n’a pu sauver qu’une seule circonscription, soit Jean-Talon remportée par le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx.

Québec solidaire a aussi remporté son pari d’effectuer une percée hors de l’île de Montréal. La candidate bien en vue de QS, Catherine Dorion, a réussi à ravir Taschereau au Parti québécois. Du coup, le

PQ échappe sa seule présence dans la région de la Capitale-Nationale. Tout juste à côté, dans Jean-Lesage, l’ex-chef d’Option nationale Sol Zanetti donne une deuxième circonscription à QS dans la ville de Québec.

Bataille de l’Abitibi

Région fortement prisée par tous les partis, l’Abitibi-Témiscamingue a fait l’objet d’une chaude lutte. Québec solidaire a récolté une autre victoire en région dans

Rouyn-Noranda-Témiscamingue grâce à la jeune candidate Émilise Lessard-Therrien.

Évidemment, la Coalition avenir Québec aussi s’est installée de l’autre côté du parc de la Vérendrye. Deux élus de l’équipe de François Legault vont désormais représenter Abitibi-Est et Abitibi-Ouest.

Saguenay - Lac-Saint-Jean

Comme partout au sud du Québec, la CAQ a pris le contrôle de la région du Saguenay - Lac-Saint-Jean en raflant trois

circonscriptions, soit Chicoutimi, Dubuc et Lac-Saint-Jean.

Seul le premier ministre sortant Philippe Couillard a pu sauver les apparences en conservant son siège dans Roberval au Lac-Saint-Jean. Du côté de Saguenay, Sylvain Gaudreault a maintenu une rare présence péquiste sur la carte électorale dans Jonquière.

Sherbrooke résiste en Estrie

Comme tout le reste de la province, l’Estrie a largement appuyé la Coalition avenir Québec, sauf Sherbrooke! La circonscription longtemps détenue par Jean Charest a été conquise par Québec solidaire. Une autre percée régionale pour la formation de gauche.

La petite touche orangée au sud du Québec est le seul obstacle à une grande nappe bleue homogène.