Yves Destroismaisons, candidat péquiste dans Papineau

Un poste d’agent d’accueil qui ne devrait pas exiger le bilinguisme, selon Destroismaisons

Le candidat du Parti québécois (PQ) dans Papineau, Yves Destroismaisons, demande au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) de retirer l’exigence « bonne connaissance de l’anglais » inscrite au texte d’affichage d’un poste d’agent d’accueil ouvert au CLSC Petite-Nation, à Saint-André-Avellin.

Le candidat péquiste a fait une sortie à ce sujet dans un communiqué de presse publié tard en fin de soirée lundi. En entrevue avec Le Droit mardi, M. Destroismaisons a mentionné avoir pris connaissance qu’un poste d’agent d’accueil affiché depuis 2017 au CLSC de Saint-André-Avellin exigeait un bilinguisme de niveau B auprès des candidats à l’emploi.

M. Destroismaisons déplore cette situation, soutenant que la région de la Petite-Nation est « 98 % francophone ». Questionné sur la source de cette statistique, ce dernier n’a pas été en mesure de répondre de manière précise.

« Le poste n’est pas comblé encore parce que les gens de Saint-André-Avellin ne se qualifient pas pour parler anglais. Ce sont des gens qui sont sur une liste de rappel depuis 8, 9 ou 10 ans. Ils font du remplacement actuellement dans ce poste-là, mais quand il s’agit d’avoir le poste, ils ne réussissent pas à l’avoir. C’est une conséquence de la centralisation des services où on applique les critères de Gatineau. Qu’on demande qu’une personne soit bilingue à Gatineau, je comprends ça, mais qu’on fasse la même chose [à Saint-André-Avellin] sans étude ou sans vérifier la nécessité de demander cette exigence, c’est une aberration. On prive d’emplois des gens qui vivent ici », peste le candidat péquiste.

Celui-ci demande, à titre de candidat du PQ, « que le CISSSO révise sa position et annule l’obligation de bilinguisme de ce nouveau poste ».

M. Destroismaisons précise qu’un grief sera déposé par le syndicat de l’établissement pour contester cette décision.

Au moment d’écrire ces lignes, Le Droit était toujours en attente d’une réaction du CISSSO dans ce dossier.