L’enquête menée du 5 au 7 septembre auprès de 2500 personnes (marge d’erreur de ± 1,95 % 19 fois sur 20) donne 32,2 % des intentions de vote au parti de François Legault, contre 27,2 % pour le PLQ. Le Parti québécois suit avec 21,1 %, et Québec solidaire ferme la marche avec 15,7 % de la faveur populaire.

Sondage Mainstreet: la CAQ garde son avance

Malgré un passage difficile la semaine dernière, la Coalition avenir Québec mène toujours dans les intentions de vote et semble même avoir repris du poil de la bête, selon un sondage Mainstreet. Son avance est maintenant de 5 points sur le Parti libéral — et ses appuis sont beaucoup mieux répartis.

L’enquête menée du 5 au 7 septembre auprès de 2500 personnes (marge d’erreur de ± 1,95 % 19 fois sur 20) donne 32,2 % des intentions de vote au parti de François Legault, contre 27,2 % pour le PLQ. Le Parti québécois suit avec 21,1 %, et Québec solidaire ferme la marche avec 15,7 % de la faveur populaire.

«La CAQ est parvenue à rebondir depuis leur chute de la semaine dernière. […] On voit aussi que QS montre une présence à laquelle on ne s’attendait pas en début de campagne», indique Steve Pinkus, de Mainstreet.

Fait à noter, poursuit le sondeur, à la question de savoir s’il faut «changer ou continuer avec le gouvernement libéral», pas moins de 72 % disent vouloir changer de gouvernement.

«C’est certain que c’est une donnée qui aura de l’importance dans l’urne, analyse M. Pinkus. Si on compare ça aux dernières élections en Alberta et au fédéral en 2015, les Albertains voulaient se débarrasser des conservateurs et beaucoup de gens voulaient se débarrasser de Stephen Harper à Ottawa. Alors les électeurs devaient décider entre deux options dans ces élections-là [NDP ou Wild Rose en Alberta, NPD ou PLC au fédéral, ndlr]. Dans la présente campagne, ce sont plutôt trois options, mais je ne suis pas certain que QS sera une option sérieuse pour les gens qui veulent du changement, parce qu’ils n’ont pratiquement aucune chance de former le gouvernement. Alors ça nous laisse une bataille entre le PQ et la CAQ pour savoir qui va remplacer le gouvernement — à moins qu’ils ne divisent le vote et permettent au PLQ de se faufiler, évidemment.»

Francophones

Le thème de l’immigration a été abordé pour la première fois de la campagne vers la fin de la semaine dernière, mais il est encore trop tôt pour savoir si cela a eu un effet sur l’électorat, dit M. Pinkus.

La CAQ détient toujours une avance appréciable chez les francophones, avec 35 % des intentions de vote. Suivent dans l’ordre le PQ (23 %), le PLQ (21 %) et QS (18 %).

C’est, sans grande surprise, dans la région de Québec où la Coalition domine le plus, avec 46 % d’appui — loin devant les libéraux, qui suivent à 21 %. Le PQ et QS ne peuvent faire mieux que 16 et 12 % respectivement dans la Vieille Capitale.

Le parti de François Legault possède également une bonne avance de 11 points (36 à 25 %) sur le PLQ en banlieue de Montréal, un secteur où se jouent beaucoup de sièges. Cependant, son avantage est passé sous les 10 points en «régions», où le PQ connaît plus de succès comparé aux autres secteurs du Québec. Il y obtient 25 % des intentions de vote, contre 34 % pour la CAQ.

Notons que la Coalition arrive première chez les femmes, à 30 % contre 25 % pour le PLQ, qui ne sont pourtant pas sa «clientèle» traditionnelle — le parti a toujours été plus populaire chez les hommes.

La CAQ est également en tête dans tous les groupes d’âge, sauf chez les plus jeunes. C’est Québec solidaire qui domine chez les 18-34 ans avec 31 % d’appuis, alors que les trois autres principaux partis ramènent des scores de 20 à 23 %. Or les jeunes sont la tranche de l’électorat qui se déplace le moins pour voter. «C’est leur défi, à QS : présenter quelque chose qui va toucher les gens plus âgés, et les gens des régions aussi», dit M. Pinkus.

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