Québec solidaire (QS) veut mettre fin au «monopole privé» dans le secteur du transport interurbain en créant l’Agence du transport interurbain, un nouveau joueur public qui aurait pour mandat de développer un réseau «fiable et abordable» partout au Québec. L’annonce a été faite lundi matin à Québec par le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, et le candidat solidaire dans Jean-Lesage, Sol Zanetti. Selon eux, alors que les transporteurs privés bénéficient de «généreuses subventions» de l’État, l’offre de transport collectif interurbain s’est grandement détériorée dans les dernières années au Québec. Le réseau, «désorganisé et morcelé entre plusieurs transporteurs privés», offre des services déficients et inégaux d’une région à l’autre, observent-ils. «Quand j’étais plus jeune, tous les étés, je prenais l’autobus pour visiter ma famille à Thetford Mines. Aujourd’hui, l’autocar ne s’y rend plus. Parlez-en aux Gaspésiens, parlez-en aux Beaucerons, parlez-en aux gens de l’Abitibi. Partout, c’est le même constat : les villes de nos régions soient moins bien desservies qu’elles ne l’ont jamais été», constate Gabriel Nadeau-Dubois dans un communiqué. QS veut donc confier à une agence publique le mandat de mettre sur pied un réseau de transport par autobus doté d’un capital de 2 milliards $. L’Agence de transport interurbain rachèterait les actifs des compagnies privés et créerait à partir de leurs réseaux déjà exploités un service de transport interurbain «abordable et bien implanté partout sur le territoire», a-t-on expliqué lundi. L’agence construirait en outre des gares multimodales dans les capitales régionales, «qui agiront comme points de rencontre des différents paliers de transport collectifs». Pour Sol Zanetti, le modèle actuel «donne le beurre et l’argent du beurre aux transporteurs». «Ils n’ont aucune compétition et ils continuent de bénéficier de subventions importantes sans que le service ne s’améliore. Au lieu de jeter de l’argent par les fenêtres, on veut investir», résume le porte-parole de QS en matière de transport, soulignant que le transport interurbain représente seulement 0,67 % du budget dédié au transport collectif.

QS veut créer un réseau public de transport interurbain

Québec solidaire (QS) veut mettre fin au «monopole privé» dans le secteur du transport interurbain en créant l’Agence du transport interurbain, un nouveau joueur public qui aurait pour mandat de développer un réseau «fiable et abordable» partout au Québec.

L’annonce a été faite lundi matin à Québec par le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois, et le candidat solidaire dans Jean-Lesage, Sol Zanetti. 

Selon eux, alors que les transporteurs privés bénéficient de «généreuses subventions» de l’État, l’offre de transport collectif interurbain s’est grandement détériorée dans les dernières années au Québec. Le réseau, «désorganisé et morcelé entre plusieurs transporteurs privés», offre des services déficients et inégaux d’une région à l’autre, observent-ils.

«Quand j’étais plus jeune, tous les étés, je prenais l’autobus pour visiter ma famille à Thetford Mines. Aujourd’hui, l’autocar ne s’y rend plus. Parlez-en aux Gaspésiens, parlez-en aux Beaucerons, parlez-en aux gens de l’Abitibi. Partout, c’est le même constat : les villes de nos régions soient moins bien desservies qu’elles ne l’ont jamais été», constate Gabriel Nadeau-Dubois dans un communiqué.

QS veut donc confier à une agence publique le mandat de mettre sur pied un réseau de transport par autobus doté d’un capital de 2 milliards $. L’Agence de transport interurbain rachèterait les actifs des compagnies privés et créerait à partir de leurs réseaux déjà exploités un service de transport interurbain «abordable et bien implanté partout sur le territoire», a-t-on expliqué lundi. L’agence construirait en outre des gares multimodales dans les capitales régionales, «qui agiront comme points de rencontre des différents paliers de transport collectifs».

Pour Sol Zanetti, le modèle actuel «donne le beurre et l’argent du beurre aux transporteurs». «Ils n’ont aucune compétition et ils continuent de bénéficier de subventions importantes sans que le service ne s’améliore. Au lieu de jeter de l’argent par les fenêtres, on veut investir», résume le porte-parole de QS en matière de transport, soulignant que le transport interurbain représente seulement 0,67 % du budget dédié au transport collectif.