Même s’il ne s’agit pas de son plus bas résultat en termes d’élus, le PQ obtient pour la première fois un appui populaire sous la barre des 20 %.

Lisée défait, le PQ à la dérive

À l’image de Pauline Marois en 2014, Jean-François Lisée a lui aussi été défait lors du scrutin de lundi. Pire encore, le Parti québécois (PQ) obtient l’un des plus faibles résultats de son histoire.

Même s’il ne s’agit pas de son plus bas résultat en termes d’élus, le PQ obtient pour la première fois un appui populaire sous la barre des 20 %. Le nombre d’électeurs ayant donné leur vote à la formation était à peine supérieur à 17 % en fin de soirée, lundi.

Lors de la défaite de 2014, le gouvernement de Pauline Marois avait remporté 30 sièges avec 25,38 % des voix. La chef avait pour sa part été battue par la libérale Caroline Simard dans la circonscription de Charlevoix. 

Et pour la première fois depuis le scrutin de 2007, le PQ se retrouve dans le deuxième groupe d’opposition officielle. Cette année-là, le parti alors dirigé par André Boisclair avait gagné 36 sièges avec 28,35 % des voix.

Avec le nombre de sièges obtenus en 2018, le Parti québécois se retrouve avec sa plus faible députation depuis ses premières campagnes en 1970 et 1973.

À l’époque, René Lévesque venait à peine de fonder cette nouvelle formation politique.

Lors de leur première campagne, les troupes péquistes avaient envoyé sept candidats à l’Assemblée nationale, et ce, malgré un appui de 23,06 % dans les intentions de vote. 

Trois ans plus tard, au scrutin de 1973, le parti de René Lévesque faisait élire un député de moins, tandis que les appuis dans l’électorat avaient bondi à 30,22 %. 

Dans l'ombre des grandes victoires

Les résultats des scrutins de 2018 et de 2014 sont loin des grands résultats que le Parti québécois a obtenus au cours de son histoire. En 1976, René Lévesque voit sa formation politique être portée pour la première fois au pouvoir dans une victoire historique, alors que 71 péquistes l’emportent. Le pourcentage de vote atteint 41,37 %. 

Cinq ans plus tard, en 1981, le parti est reporté au pouvoir avec 80 députés et 49,26 % des voix.

En 1994, c’est au tour de Jacques Parizeau et ses troupes d’accéder au pouvoir. À ce moment, 77 péquistes sont élus avec 44,75 % du suffrage.

Quatre ans plus tard, Lucien Bouchard maintient les appuis du parti avec un gain majoritaire, alors que 76 candidats l’emportent avec un pointage global de 42,87 %.