Le député libéral dans Vanier–Les Rivières, Patrick Huot, a été défait comme ses autres collègues de la région. Seul l’ex-ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a été réélu.

Libéraux à Québec: Proulx, seul survivant de la vague caquiste

C’est la mort dans l’âme qu’une poignée de militants libéraux réunis dans un hôtel de Sainte-Foy, lundi, ont assisté à la déconfiture de leur parti dans la région de Québec. Des huit députés que comptait la capitale, il ne reste que Sébastien Proulx dans Jean-Talon.

Les moments de déception et de silence se sont succédé au cours de la soirée pour la quarantaine de personnes rassemblées afin de suivre en direct à la télévision la soirée électorale.

Il faut dire que la vague caquiste qui a frappé Québec, à l’image du reste de la province, a jeté hors de l’Assemblée nationale la quasi-totalité de la députation libérale de la capitale, dont deux ministres du gouvernement Couillard au déclenchement des élections. 

L’un des rares instants de joie est survenu à l’annonce de la victoire de l’ex-ministre de l’Éducation et responsable de la région de Québec, Sébastien Proulx, candidat dans Jean-Talon avec quelque 33 % du vote et 1260 voix de majorité. Il a été chaudement applaudi à son arrivée à 22h.

Après avoir remercié ses électeurs, ses collègues et sa famille, il a dit vouloir prendre le temps avant de se prononcer sur le message envoyé par les électeurs. 

«La soirée des questions»

«Ce soir, ce n’est pas le temps des réponses. C’est la soirée des questions. On va prendre acte de ce qui s’est passé. Ce soir, nous sommes l’opposition officielle et nous allons faire ce rôle avec toute la dignité et le sérieux qu’on nous connaît.

«Je suis déçu, a-t-il poursuivi. Ce n’est pas le temps de commencer à chercher c’est la faute à qui et pourquoi ça s’est passé ainsi. Moi, je respecte le jugement des gens. Ils ont choisi un autre gouvernement et ils nous ont choisis comme opposition officielle. On va faire notre travail.» 

Le candidat libéral défait dans Vanier–Les Rivières, Patrick Huot, s’est aussi présenté devant les militants. Comme son collègue, il ne voulait pas s’avancer sur l’explication de cette débâcle. «On va prendre un pas de recul. Le message est assez clair, ça, on l’entend.»

L’ex-ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, élue dans Chauveau lors d’une élection partielle en 2015, a aussi subi la défaite aux mains de la CAQ. 

Bien qu’absente du rassemblement régional, elle a félicité ses électeurs, son entourage et son adversaire sur sa page Facebook. «Bravo au nouveau député de Chauveau, Sylvain Lévesque! Je lui ai parlé pour le féliciter et lui assurer mon entière collaboration pour le transfert des dossiers.»

Julien tasse Blais

L’autre ministre déchu, François Blais, qui occupait le poste de ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, était aussi absent du rassemblement. Il a été battu par le caquiste et ancien bras droit du maire Régis Labeaume, Jonatan Julien. M. Blais avait été élu une première fois en 2014 dans Charlesbourg.

Parmi les autres candidats défaits, dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré, la libérale Caroline Simard n’a pu accomplir un second exploit en résistant à la vague caquiste, elle qui avait délogé l’ex-première ministre péquiste, Pauline Marois.

Déception aussi pour les libéraux dans la circonscription de Jean-Lesage où la candidate Gertrude Bourdon tentait de conserver le siège qu’occupait depuis 2008 son prédécesseur libéral, André Drolet.