La candidate du PQ dans Pontiac, Marie-Claire Nivolon, n’est pas très présente dans la circonscription.

Le PQ très discret dans Pontiac

La candidate du Parti québécois (PQ) dans Pontiac, Marie-Claire Nivolon, ne multiplie pas les efforts pour faire campagne dans cette circonscription où le député libéral sortant André Fortin l’a facilement emporté avec près de 76 % des voix en 2014.

Le 4 septembre, quatre des cinq candidats du PQ en Outaouais étaient réunis dans un local du boulevard Saint-Joseph à Gatineau pour faire connaître leurs engagements régionaux. La seule absente était Marie-Claire Nivolon, candidate dans Pontiac. Son nom n’a pas été prononcé une seule fois, et aucune raison n’a été donnée pour justifier son absence.

Le communiqué de presse remis lors de cette conférence contenait une référence à Mme Nivolon. On y indiquait qu’elle « tenait à rappeler qu’au Parti québécois, il est hors de question d’adopter la méthode libérale : coupures drastiques pendant trois ans suivis de bonbons électoraux la dernière année ».

Le même jour, la station de radio communautaire du Pontiac CHIP, basée à Fort-Coulonge, rapportait que Mme Nivolon avait décliné l’entrevue qui lui avait été proposée.

Le Droit a aussi tenté, cette semaine, de s’entretenir avec Mme Nivolon.

« Ce ne sera malheureusement pas possible », a fait savoir l’équipe des communications du PQ.

Selon son profil de candidate sur le site Internet du PQ, Marie-Claire Nivolon travaille à la permanence du parti depuis 1990 à titre de secrétaire aux communications et à l’administration. Elle demeure actuellement à Montréal, confirme le parti.

« Mme Nivolon fait campagne à la hauteur de nos capacités », a souligné une attachée de presse du PQ, en faisant valoir qu’elle a ses propres affiches.

Les archives d’Élections Québec montrent qu’elle a déjà été candidate pour le PQ lors du scrutin de décembre 1985 dans la circonscription montréalaise de Viau.

Elle avait alors obtenu près de 29 % des voix pour terminer au deuxième rang, derrière son opposant libéral William Cusano.

Tradition rouge
La circonscription de Pontiac vote rouge depuis des lustres. Après l’élection de 1976, la circonscription de Pontiac-Témiscamingue a disparu, ce qui a mené à la création de celle de Pontiac, dont les limites ont été depuis été changées. Exception faite du scrutin de 1981 où le péquiste William Bedwell avait obtenu 21 % des voix, jamais le PQ n’a réussi, depuis, à franchir la barre des 20 % dans Pontiac.

Un creux a même été atteint la dernière fois que les Québécois ont été conviés aux urnes, en avril 2014. La candidate péquiste de l’époque, Maryse Vallières-Murray, n’avait obtenu que 8,55 % des voix, ce qui l’avait fait terminer au troisième rang derrière le caquiste Michel Mongeon (8,93 % des voix).

Le député libéral sortant et actuel candidat André Fortin avait obtenu une écrasante majorité de quelque 22 600 votes lui ayant donné la victoire avec 75,76 % des voix exprimées.

Jean-François Lisée s’amènera en Outaouais dimanche

Le chef du Parti québécois (PQ) Jean François Lisée s’arrêtera avec son autobus de campagne en Outaouais dimanche, a appris Le Droit.

Son attaché de presse Bruno-Pierre Cyr indique qu’il est prévu que le leader péquiste débarque dans la région pour participer à des événements. On ignore s’il fera un engagement lors de sa visite.

Il s’agira de la troisième visite d’un chef en Outaouais depuis le déclenchement de la campagne électorale, après le passage des co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois (3 et 4 septembre) ainsi que celui du chef du Parti libéral du Québec Philippe Couillard (6 et 7 septembre).

Jusqu’à présent, trois sondages de Recherche Mainstreet réalisés pour le compte du Groupe Capitales Médias accordent entre 12 et 19% des intentions de vote au PQ dans la région.