Le Parti québécois a fait piètre figure dans l’Outaouais lors du scrutin de lundi alors que les candidats Jonathan Carreiro-Benoit (Gatineau), Marysa Nadeau (Hull), Blake Ippersiel (Chapleau) et Yves Destroismaisons (Papineau) ont terminé loin derrière les caquistes, les libéraux et Québec solidaire.

Le PQ «prend acte du phénomène»

Le président régional du Parti québécois (PQ), Robert Drapeau, ne cache pas que « la pilule n’est pas nécessairement facile à avaler » alors que les candidats péquistes n’ont pu faire mieux qu’une quatrième position dans les cinq circonscriptions de l’Outaouais.

« On prend acte du phénomène qui s’est passé, c’est sûr que c’est extrêmement décevant pour nous. Les gens voulaient d’abord et avant un changement, et ils se sont dit que ce serait avec la Coalition avenir Québec (CAQ) cette fois-ci. Encore il y a quelques années, elle n’était même pas présente dans le décor », lance-t-il, ajoutant que ce scrutin aura eu comme point bénéfique de sonner la fin du monopole libéral dans la région.

Précisant que le travail sur le terrain et la connaissance des dossiers locaux des candidats tels que Marysa Nadeau et Yves Destroismaisons a été « salué par plusieurs », M. Drapeau affirme que les instances régionales du parti vont d’abord devoir prendre le temps de dresser le bilan des dernières semaines avant de rebondir.

Le président régional se veut réaliste et ne nie pas que le PQ n’espérait pas faire des gains partout dans la région. Il avoue candidement avoir été surpris par le revers de Marc Carrière dans Chapleau, que « tout le monde considérait extrêmement solide », tandis que dans Pontiac, « on oubliait ça, on savait qu’André Fortin passait ».

À l’inverse, il s’explique toutefois bien mal la réélection de Maryse Gaudreault dans Hull et à plus forte raison la deuxième position décrochée par la candidate caquiste Rachel Bourdon.

« C’est étonnant que quelqu’un comme Mme Bourdon, qui vient de nulle part et n’était même pas implantée ici, ait pu obtenir un tel résultat. Quant à Mme Gaudreault, on ne l’a pas réellement vue et elle ne défendait pas son bilan. Il y a aussi des débats, en plus de ceux du 104,7, auxquels nous n’avons pas été invités. On pourra revenir sur ces choses-là », de dire M. Drapeau.

Maintenant que les dés sont jetés et que les engagements ont été faits, la CAQ aura des comptes à rendre en Outaouais.

« On va continuer de frapper sur le clou. Il va falloir leur dire : vous êtes là, alors livrez la marchandise maintenant. Les libéraux se sont fait tasser, alors si la CAQ n’est pas en mesure de faire le travail, ce sera à notre tour de prendre le flambeau », s’exclame-t-il.