Le chef du NPDQ, Raphaël Fortin, au centre, entouré des candidats des circonscriptions de Hull et Pontiac, Nichola St-Jean et Samuel Gendron.

Le NPDQ se présente comme «l'option de gauche non souverainiste» en Outaouais

De passage à Gatineau lundi, le chef du Nouveau Parti démocratique du Québec (NPDQ) Raphaël Fortin pense que les électeurs de l’Outaouais, « pris pour acquis par les libéraux depuis fort longtemps », auront pour la première fois dans l’isoloir le 1er octobre une option de gauche « non-souverainiste ».

« Le NPDQ, c’est une gauche pragmatique et non idéologique. On a de grands objectifs, le Québec doit être ambitieux. Les gens disent qu’ils nous attendaient », a-t-il lancé d’emblée, ajoutant que le PLQ et la CAQ, c’est du pareil au même. 

À ses côtés pour l’occasion, les candidats Nichola St-Jean (Hull) et Samuel Gendron (Pontiac) ont énuméré quelques-unes des engagements du parti qui en est à la première élection générale de sa jeune histoire. 

« Il va de soi que la santé sera l’enjeu majeur en Outaouais. D’ailleurs, j’ai rencontré le groupe de mobilisation Santé Outaouais il y a quelques jours, un groupe formé d’infirmières et infirmiers qui sont passionnés, mais à bout de souffle. Ce qui est ressorti de notre conversation, c’est que la construction d’un nouvel hôpital n’est pas la solution et ne fait qu’empirer le problème. Le sous-financement en santé en Outaouais est un des grands problèmes. Même si M. Barrette [le ministre de la Santé] s’en lave les mains en disant que c’est de la faute des Gatinois s’ils vont en Ontario pour avoir des services, moi je lui dis que ce n’est pas un choix, mais une nécessité. Malheureusement, nos services de santé sont dans une condition névralgique », a lancé M. St-Jean.

Le candidat de 22 ans affirme qu’il faut s’attaquer au problème de rétention du personnel, améliorer les services de première ligne, voire hausser temporairement l’enveloppe budgétaire accordée par Québec pour le statut particulier accordé à l’Outaouais. 

Une opinion sur... le quartier du Musée

M. St-Jean s’est par ailleurs immiscé dans un dossier de compétence municipale en prenant position dans la saga des tours Brigil et de la désignation patrimoniale du quartier du Musée. 

« J’espère qu’ils appuieront cette citation. [...Je le sais qu’au niveau du pouvoir, je n’en ai pas, mais si je peux mettre mon grain de sel, je vais le faire. Je suis le projet depuis à peu près trois ans, depuis qu’il a été déposé à la Ville. Je suis un amateur d’histoire. [...Mais là où le provincial peut entrer en ligne de compte, c’est d’aider la Ville à rendre ce secteur-là plus touristique, à ramener dans le fond ces gens-là qui passent à côté du quartier du Musée sans vraiment savoir à côté de quoi ils passent », indique-t-il. 

Le NPDQ, qui fait aussi du transport en commun l’une de ses priorités, est en accord avec le projet de train léger dans l’ouest de Gatineau, mais est d’avis que le tracé doit être révisé.

«J’aimerais qu’on puisse desservir la population un peu plus au nord du Pontiac. Pas nécessairement en amenant un train qui se rend jusqu’à Fort-Coulonge, mais au moins avoir des rails avec un petit arrêt», soutient le candidat Samuel Gendron. Ce dernier prône également l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques dans les municipalités du Pontiac, «qui se meurent», prétend-il. 

Le parti affirme que des candidats porteront ses couleurs dans les cinq circonscriptions de la région. Les candidatures dans Chapleau, Gatineau et Papineau seront officialisées en temps et lieu, dit-on.