Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, ne veut pas répéter les erreurs de la campagne électorale péquiste de 2014, a-t-il déclaré dimanche.

Le chef du PQ ne veut pas répéter les erreurs de 2014

MONTRÉAL — Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, ne veut pas répéter les erreurs de la campagne électorale péquiste de 2014, a-t-il déclaré dimanche.

Le jour de son investiture dans sa circonscription de Rosemont, le chef a déclaré un peu à la blague, mais réaliste «j’ai un petit livre, sur les leçons de la campagne de 2014, a-t-il dit. C’est un petit livre, mais il y a beaucoup de choses dedans».

«Ce n’est pas la meilleure campagne de l’histoire du Parti québécois».

Il dit consulter le petit bouquin de temps en temps pour être sûr de ne pas faire les mêmes erreurs, et «plutôt son contraire».

Il n’a pas voulu préciser sa pensée sur les problèmes de stratégie de la précédente campagne de son parti, alors dirigé par la chef Pauline Marois.

Le chef péquiste n’avait pas remporté son siège en 2014 de façon décisive, n’obtenant que 34 % des voix par rapport à son rapport plus proche opposant, le libéral, qui en avait eu 30 %.

Samedi, le chef a plongé dans plusieurs bains de foule à Rosemont, lors desquels beaucoup de citoyens favorables à son élection l’ont approché.

M. Lisée et la vice-chef du parti, Véronique Hivon, ont été investis dans leur circonscription respective, Rosemont et Joliette.

Un sondage interne les conforte dans leurs chances pour le 1er octobre. Le coup de sonde, réalisé à la demande du PQ, montre que les deux candidats seraient en avance dans les intentions de vote des électeurs de ces deux circonscriptions. Mme Hivon compterait même 30 points d’avance sur son plus proche opposant caquiste.

Après un début de campagne à un rythme effréné, le PQ ne fait que ces deux arrêts, ce dimanche. Un barbecue pour les militants aura aussi lieu au collège de Rosemont, où a lieu l’investiture du chef.

M. Lisée et Mme Hivon passent ainsi du temps dans leur circonscription, où ils tentent de se faire réélire.

Le chef péquiste a été accueilli par une foule très énergique au cégep de Rosemont dimanche.

Il a dit ne pas être inquiet de délaisser un peu sa campagne nationale pour passer du temps avec les citoyens de sa circonscription. Il s’est d’ailleurs dit prêt à participer à un débat avec son principal adversaire pour le moment, qui semble être Vincent Marissal de Québec solidaire (QS).

M. Lisée a même paru surpris d’entendre qu’il était inhabituel pour un chef de débattre avec un candidat local. Il doit cela aux citoyens de Rosemont, a-t-il rétorqué.

Rencontre avec les Premières Nations

Il a aussi promis de rencontrer les représentants des Premières Nations dans les 100 premiers jours de son mandat, s’il est élu premier ministre. Cela devrait même être une tradition, a-t-il dit.

M. Lisée s’est aussi défendu de n’avoir présenté que des mesures modestes jusqu’à maintenant, par rapport aux campagnes libérale et caquiste. Selon lui, ce n’est pas parce qu’une proposition péquiste ne videra pas les coffres de l’État qu’elle ne peut pas avoir un réel impact dans la vie des Québécois.

Il s’agit aussi de gérer les finances de l’État de façon responsable, a-t-il insisté.

La veille, il avait raillé des propositions de la Coalition avenir Québec (CAQ), qu’il disait fondées sur «de l’argent imaginaire».