Benoît Lauzon, préfet de la MRC de Papineau

La MRC veut rencontrer Lacombe

Le préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon, compter organiser une rencontre très prochainement avec le futur député de Papineau, Mathieu Lacombe, afin de discuter des enjeux de la région.

Au lendemain de la victoire caquiste dans la circonscription, Benoît Lauzon a réagi à ce changement de garde au niveau de la circonscription.

« Comme élus municipaux, on respecte le choix des gens et on va travailler avec le candidat élu. C’est certain qu’on va avoir des rencontres à court terme avec M. Lacombe pour voir les priorités sur lesquelles on doit travailler sur le territoire », a mentionné M. Lauzon, mardi.

Les services directs à la population feront partie des dossiers qui seront abordés avec le nouveau député de la CAQ, tout comme l’avenir du Parc industriel régional vert de Papineau et le développement économique, résume le préfet et maire de Thurso.

« Le ministère des Transports n’a pratiquement plus rien au bureau de Papineauville. Tout a été centralisé à Hull. Ce sont ces services-là qui sont importants pour nous et pour nos milieux de vie ici. La Sûreté du Québec est un autre exemple. On sait qu’il y a eu un regroupement avec Argenteuil et Oka. On veut s’assurer que les services policiers vont demeurer sur notre territoire, autant les services hors route que les patrouilles aquatiques. On priorise un investissement au niveau du poste de police à Papineauville pour le garder chez nous. Ce sont des sujets dont on va discuter », a laissé entendre M. Lauzon.

Enthousiasme et inquiétude à la CSCV
Du côté de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), on se réjouit que le futur député se soit engagé à appuyer la construction d’une première école primaire à L’Ange-Gardien. Selon les plus récentes prévisions démographiques, ce sont environ 450 élèves supplémentaires qui débarqueront à la CSCV au cours des cinq années à venir.

« La nouvelle école primaire, c’est notre plus gros dossier, donc on aura des discussions prochainement avec lui pour voir comment on va procéder et quel genre de moyens de pression on fera », a réagi Éric Antoine, président de la CSCV.

M. Antoine souligne toutefois que l’incertitude règne tout de même au sein de son organisation puisque l’abolition des élections scolaires et des commissions scolaires figure au programme de la CAQ. La formation dirigée par François Legault a déjà annoncé son intention de transformer les commissions scolaires en centres de services aux écoles.

« Je pense qu’on va défendre solidement notre position et notre raison d’être. Le projet de loi 86 qu’on a défendu il y a un an et demi a démontré la nécessité qu’il y ait un gouvernement de proximité pour être un vecteur d’équité sur le territoire », a affirmé M. Antoine.

La promesse d’implanter la prématernelle quatre ans dans un premier mandat apparaît par ailleurs difficilement réalisable, estime le président de la CSCV.

« La maternelle 4 ans, c’est l’équivalent de deux nouvelles écoles sur notre territoire et on n’a pas le personnel présentement. Sur dix ans avec une analyse à tête froide, c’est possible, mais en quatre ans, c’est impossible », a-t-il dit.