Sylvain Gaudreault, du Parti québécois, et Pierre Dostie, de Québec solidaire, croient que l’avenir de l’aménagement du territoire est lié aux questions environnementales.

La CAQ et le PLQ brillent par leur absence

Ce devait être un débat entre les quatre principaux partis politiques provinciaux portant sur l’avenir de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’architecture. Ce fut finalement une discussion cordiale entre le péquiste Sylvain Gaudreault et le solidaire Pierre Dostie. Le candidat de la CAQ, François Tremblay, qui avait confirmé sa présence, a annulé à quelques heures d’avis prétextant un « conflit d’horaire » alors que les libéraux ont décliné l’invitation.

Réunis en congrès à l’hôtel Delta de Jonquière, les membres de l’Ordre des urbanistes du Québec voulaient profiter de la campagne électorale pour tenir un débat sur les enjeux politiques de leur profession et mettre en lumière les différentes positions des principaux partis provinciaux. Tant M. Dostie que M. Gaudreault ont déploré l’absence de leurs adversaires politiques.

« Ça fait mal au cœur de constater l’absence des adversaires. S’il y un événement où l’on doit parler de [ces] enjeux, c’est une campagne électorale » a fait valoir Sylvain Gaudreault.

« Notre plan de transition économique s’appelle Maintenant ou jamais. Pas de confusion possible avec le slogan de la CAQ qui est absente », a lancé Pierre Dostie.

Environnement
La discussion entre MM. Dostie et Gaudreault a démontré que si le programme du Parti québécois (PQ) et celui de Québec solidaire (QS) comportent leur lot de nuances, ils mettent tous deux les questions environnementales à la base de l’avenir de l’aménagement du territoire. Tant pour le candidat péquiste de Jonquière que pour le solidaire de Chicoutimi, les politiques publiques dans le domaine de l’urbanisme doivent tenir compte des changements climatiques.

Sylvain Gaudreault a rappelé l’engagement du chef du PQ qui veut laisser les responsabilités du développement durable au premier ministre et la volonté d’adopter une politique nationale de l’aménagement du territoire.

« Présentement, la responsabilité du développement durable est entre les mains du ministère de l’Environnement, ce qui est un peu absurde parce que le développement durable, c’est l’économie, c’est l’environnement, c’est le social. En mettant ça dans les mains du premier ministre [...] ça envoie le signal que quelqu’un peut faire des arbitrages », estime M. Gaudreault.

De son côté, Pierre Dostie a indiqué que son parti avait adopté une politique nationale de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage. « Elle est basée notamment sur la mixité des usages et des services, la mixité sociale, l’agriculture de proximité, un indice de canopée et un respect du droit des gens de participer aux décisions concernant leur milieu de vie. »

De l’air aux municipalités
Les deux candidats à l’élection du 1er octobre s’entendent aussi sur la nécessité de revoir les modes de transport et de densifier les quartiers des municipalités. Au fil de leur discussion, les deux candidats présents ont souligné l’importance du député dans les dossiers relatifs aux villes.

Pour Sylvain Gaudreault, le député est l’arbitre qui doit faire travailler ensemble des maires et des groupes de pression qui ont des intérêts parfois divergents. Pierre Dostie, lui, croit qu’un député de Québec solidaire redonnerait le pouvoir au citoyen en favorisant la participation.