Lors de son bilan de fin de campagne, la CAQ s’est félicitée d’être le seul parti qui a présenté une vision commune pour Québec et Lévis et d’avoir publié une plate-forme de 21 engagements spécifiques à la grande région de Québec. Ici, les candidats Jonatan Julien, Geneviève Guilbault et François Paradis.

La CAQ croit pouvoir réconcilier les maires de Québec et de Lévis

La Coalition avenir Québec croit être la seule équipe en mesure de ramener la collaboration entre les maires de Québec et de Lévis, proposant d’être un gouvernement «trait d’union» entre MM. Labeaume et Lehouillier.

«Il y a moyen de sourire, même quand certaines fréquentations peuvent être houleuses», a affirmé François Paradis, candidat dans Lévis. Selon lui, un mandat fort de la CAQ à Québec inciterait les deux maires, qui sont à couteaux tirés depuis des mois sur les projets de transports, à reprendre le dialogue.

Lors de son bilan de fin de campagne, la CAQ s’est félicitée d’être le seul parti qui a présenté une vision commune pour Québec et Lévis et d’avoir publié une plate-forme de 21 engagements spécifiques à la grande région de Québec. 

Pour M. Paradis, il est temps «d’arrêter d’opposer les deux rives du fleuve, ce que les libéraux n’ont eu cesse de faire», en «abandonnant la Rive-Sud», juge-t-il. Selon lui, il faut répondre aussi aux demandes de projets de transport du maire de Lévis Gilles Lehouillier, afin de ramener une certaine convivialité. «À partir du moment où vous êtes rassasiés, vous êtes en mesure ensuite d’échanger.»

Jonatan Julien, candidat dans Charlesbourg, soutient quant à lui qu’il n’aurait aucun problème à s’asseoir avec le maire de Québec Régis Labeaume pour collaborer sur des enjeux régionaux, même après avoir claqué la porte de son équipe comme conseiller municipal, il y a à peine quelques mois. 

«Le maire Labeaume a toujours travaillé pour l’amélioration de la qualité de vie des citoyens de Québec. On a le même objectif», plaide-t-il. Selon lui, une équipe de la CAQ forte à Québec permettrait de réaliser «l’arrimage des intérêts communs», alors que les maires «défendent des intérêts qui sont locaux». 

La candidate dans Louis-Hébert Geneviève Guilbault a quant à elle souhaité un «balayage» de la région pour la CAQ, soutenant que Québec aurait ainsi une voix forte au caucus d’un éventuel gouvernement caquiste. Les députés pourraient également parler «d’une même voix» pour mettre de la pression sur le gouvernement fédéral, dans les dossiers du pont de Québec et de l’aéroport de Québec, par exemple. 

«Finies les équipes de libéraux avec des dissensions dans les rangs, des visions étriquées, un manque de leadership envers le fédéral», a-t-elle scandé. 

Son collègue dans La Peltrie Éric Caire en a rajouté, en soutenant qu’il était temps de remplacer les libéraux, qui ont été «incapables de se battre pour Québec». Selon lui, les ministres actuels (Sébastien Proulx, Véronyque Tremblay et Dominique Vien), ne «s’entendent sur rien». Ils ont des visions différentes, par exemple, sur l’endroit où devrait être construit un troisième lien routier et sur l’endroit où doivent se situer les succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC). 

M. Caire souligne qu’au contraire, les 13 candidats de la CAQ sont sur la même longueur d’ondes quant aux projets qui doivent être réalisés dans la région de Québec.