L’Ange-Gardien mérite une école primaire, selon le candidat libéral Alexandre Iracà.

Iracà promet une école primaire

Le candidat libéral et député sortant dans Papineau, Alexandre Iracà, promet que la municipalité de L’Ange-Gardien accueillera une école primaire « rapidement » sur son territoire si les électeurs du comté lui accordent leur confiance pour un troisième mandat.

M. Iracà a présenté ce premier engagement de l’actuelle campagne électorale mardi matin, lors d’un point de presse organisé à Buckingham.

Le candidat libéral affirme qu’il soutiendra la construction d’une école primaire de 300 élèves à L’Ange-Gardien, un projet de 13 millions de dollars réclamé par la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV).

« Je m’engage formellement à faire en sorte que ce dossier aboutisse rapidement, si la population me fait confiance, le 1er octobre », a lancé Alexandre Iracà, lors de son allocution.

Ce dernier se dit convaincu que le dossier, une fois « bien ficelé et monté », aura tout ce qu’il faut pour être autorisé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES).

« Je vais vous dire quelque chose : L’Ange-Gardien mérite son école. Il y a un développement résidentiel exponentiel à L’Ange-Gardien. [...] Il y a plusieurs jeunes familles qui s’installent à L’Ange-Gardien [...] Il y a un besoin et une nécessité », a-t-il déclaré aux journalistes, hier.

Une première demande de financement pour l’ajout d’un établissement primaire à Buckingham, sur le même terrain que la polyvalente Hormisdas-Gamelin, avait été envoyée en août 2017 à Québec. Selon les prévisions démographiques fournies par la CSCV, ce sont plus de 400 nouveaux élèves qui arriveront dans les écoles du territoire au cours des cinq prochaines années. La requête a finalement été balayée du revers de la main par le gouvernement, alors qu’une somme de 4 millions $ a été débloquée au printemps dernier pour l’agrandissement de l’école Maria-Goretti, à Thurso.

Si le projet de Buckingham n’a pas obtenu le sceau de Québec, c’est notamment parce que l’enveloppe prévue par le ministère pour les constructions et agrandissements d’écoles était épuisée, a rappelé M. Iracà, soutenant que quatre fois plus de demandes de financement que le montant d’argent total disponible pour les constructions et agrandissements d’écoles avaient été acheminées aux hautes instances du MEES.

« J’ai été chercher, à l’arraché, quatre millions pour l’école primaire à Thurso. Le hasard fait parfois bien les choses, ç’a laissé du temps à L’Ange-Gardien de retravailler le dossier pour présenter une demande à la commission scolaire qui elle a décidé que le meilleur endroit était L’Ange-Gardien », a mentionné M. Iracà.

Cap sur L’Ange-Gardien 
Le président de la CSCV, Éric Antoine, salue cet engagement. « Je vais appuyer tout candidat qui priorise l’éducation », a-t-il dit.

Les commissaires de la CSCV, lors d’un vote serré à six contre six au terme duquel le président a tranché par le biais de sa voix prépondérante, ont décidé la semaine dernière d’opter pour L’Ange-Gardien comme futur site potentiel pour accueillir le prochain établissement primaire de la commission scolaire. Une demande de financement en ce sens sera ainsi acheminée au ministère prochainement. C’est donc dire que le site de Buckingham est désormais relégué aux oubliettes.

« J’y crois à l’école à L’Ange-Gardien et je pense qu’au niveau politique, ça tient mieux la route. Buckingham est un bon dossier au niveau administratif, mais il y a trois autres écoles à proximité. [...] Le projet à L’Ange-Gardien se tient par lui même. C’est un secteur qui est prisé, avec des jeunes familles et en plein développement, et c’est un secteur champêtre », indique Éric Antoine.

L’Ange-Gardien, qui regroupe un peu plus de 5500 habitants et dont le taux de population a grimpé de 8 % entre les recensements de 2011 et 2016, ne compte pas d’école à l’intérieur de ses frontières en ce moment. Le conseil angelois avait déjà sollicité la CSCV pour accueillir une nouvelle école, l’an dernier au moment où le dossier a fait l’objet de discussions, mais faute d’avoir accès à un terrain adéquat, les élus scolaires avaient finalement priorisé Buckingham.

M. Antoine soutient que la situation est différente, un an plus tard, puisqu’un site répondant aux exigences du projet est maintenant disponible. « C’est un nouveau projet, un nouveau développement. On l’aurait sélectionné s’il avait été disponible l’an passé. [...] C’est un timing qui est parfait présentement », dit-il.