André Fortin, que l’on voit ici avec sa conjointe Marlene Floyd à la suite de sa victoire électorale de lundi, se dit prêt à collaborer avec ses collègues de la CAQ dans la région.

Fortin et Gaudreault prêts à collaborer

Les deux libéraux ayant été élus en Outaouais, André Fortin et Maryse Gaudreault, affirment vouloir collaborer avec les trois représentants régionaux de la CAQ qui siégeront dans le gouvernement majoritaire de François Legault pour faire avancer les dossiers régionaux.

Malgré leur victoire respective dans Pontiac et Hull, André Fortin et Maryse Gaudreault ont dû encaisser la défaite du Parti libéral du Québec (PLQ) à l’échelle provinciale. La formation ne comptera que 32 députés à l’Assemblée nationale. À l’extérieur de la grande région de Montréal, les libéraux n’ont plus que cinq députés - deux en Outaouais, le chef Philippe Couillard dans Roberval, Sébastien Proulx dans Jean-Talon à Québec et Alexandre Boulay dans Gaspé.

Pour André Fortin, le mandat à venir représentera une première dans l’opposition. Sa collègue Maryse Gaudreault y a déjà goûté, pendant les 18 mois du gouvernement péquiste de Pauline Marois, de 2014 à 2014.

« C’est certainement une dynamique un peu différente, mais je pense que comme député et ministre du gouvernement, j’étais quelqu’un de très collaboratif avec les partis d’opposition, alors je vais m’attendre aux mêmes choses de la part du futur gouvernement une fois que les gens en place seront nommés, a réagi M. Fortin, qui avait été nommé ministre des Transports l’automne dernier. En même temps, j’ai des dossiers importants à défendre pour lesquels les gens m’ont élu, comme le train léger et les infrastructures sportives. »

Maryse Gaudreault fait pour sa part valoir qu’elle n’est pas « particulièrement partisane, sauf quand il est question des gens du comté de Hull ».

« S’il y a des députés de la CAQ qui veulent se joindre à moi pour faire avancer les dossiers [...] et faire en sorte que l’Outaouais puisse s’épanouir, je serai l’alliée de ces nouveaux députés », dit-elle, en affirmant être prête à donner « la chance au coureur ».

Un parti à renouveler
M. Fortin estime que les libéraux devront entamer une réflexion. Comme tous les partis subissant un revers comme celui vécu par le PLQ lundi, il y a « des constats à faire, des analyses à effectuer », souligne-t-il en ajoutant que la « vision » que proposeront les libéraux dans quatre ans « sera très certainement différente ».

Mme Gaudreault mentionne de son côté le besoin de « donner une bonne cure de rajeunissement » au parti avec de nouveaux visages. « Le PLQ n’est pas mort », croit-elle fermement.

Alors que Philippe Couillard n’a toujours pas annoncé s’il demeurera chef du PLQ, André Fortin préfère parler des « grandes choses » que son chef a accomplies plutôt que d’évoquer la possibilité de se lancer dans une potentielle course à sa succession.

« Moi, je vais faire partie du renouvellement du Parti libéral, parce que c’est un parti auquel je crois, [...] mais aujourd’hui, je ne m’aventure pas plus loin que ça. »