Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, et Maryse Gaudreault, députée municipale de Hull

Environnement: «Nous sommes dans l’urgence d’agir»

En marge de la campagne électorale, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, était de passage en Outaouais mardi.

La députée sortante de Verdun a notamment rencontré la mairesse de Chelsea, Caryl Green, en plus de participer à une réunion citoyenne. Elle a également visité les locaux de deux entreprises locales spécialisées en recyclage et récupération, soit Valoritec et Evolu-tic Outaouais. Dans les deux cas, la pénurie de main-d’œuvre a été évoquée, dit-elle, ce qui prouve à son avis qu’il est « regrettable » que le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, fasse fi de cette importante problématique.

Mme Melançon a profité de sa tournée pour rencontrer différents organismes environnementaux dont le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO).

Estimant que le thème de l’environnement prend une place croissante dans les débats électoraux, « parce que les gens sont de plus en plus conscients que nous sommes dans l’urgence d’agir », l’élue prétend que « jamais un gouvernement n’en a fait autant en matière d’environnement qu’au cours des quatre dernières années ».

« J’ai réussi à faire augmenter de 29 % le budget du ministère, de quoi faire l’envie de mes collègues. La fin du pétrole sur l’île d’Anticosti, l’interdiction du gaz de schiste, la stratégie québécoise de l’eau, la mise sur pied de normes pour les véhicules zéro émission, ça s’est fait sous le PLQ. On a un bilan à défendre et je ne me gêne pas. Y-a-t-il encore place à en faire plus ? Certainement », lance Mme Melançon.

Elle soutient cependant que certains partis comme Québec solidaire ont des propositions « irréalistes » sur le plan budgétaire, ajoutant que l’environnement « n’est pas uniquement une question d’argent, que chaque personne doit prendre le bâton du pèlerin ».