Le maire Pedneaud-Jobin soutient qu'il est temps que cesse le retard que l'Outaouais accuse par rapport à d'autres régions de la province, et ce, dans plusieurs domaines.

Élections: Pedneaud-Jobin réclame une juste part pour l’Outaouais

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, ne passe pas par quatre chemins pour interpeller les chefs de partis quant aux besoins de Gatineau et de toute la région.

Dans une lettre qu’il leur a fait parvenir dans le cadre de la campagne électorale, jeudi, le maire affirme qu’«année après année, étude après étude, élections après élections, nous constatons que l’Outaouais a du retard en comparaison avec les autres régions du Québec, et ce en santé, en éducation, en transport, en culture, en exportation de biens et services, il faut que cela cesse», insiste-t-il en guise d’introduction. 

Reconnaissant que «des gestes positifs» ont été posés en Outaouais par les gouvernements qui se sont succédé, le maire Pedneaud-Jobin rappelle toutefois qu’il se dégage dans la région «une perception que l’action gouvernementale est essentiellement en réaction par rapport à des enjeux précis, plutôt que d’être en appui à une véritable vision globale». 

Actions à la pièce

Dans le domaine de la santé et de l’éducation, M. Pedneaud-Jobin dénonce les «actions à la pièce» posées par les gouvernements dans la région. «Les programmes d’enseignements postsecondaires disponibles en Outaouais ne correspondent ni aux besoins de la région ni à son poids démographique, et ne lui permettent pas de rapatrier les jeunes qui étudient en Ontario ou ailleurs, écrit-il. Il faut mettre fin aux actions à la pièce et déposer rapidement un plan de rattrapage du financement de l’offre de programme en éducation postsecondaire.»

L’accès aux soins de santé en Outaouais doit aussi faire l’objet d’actions plus cohérentes plutôt, encore là, que des «actions à la pièce». L’Outaouais doit, dit-il, recevoir sa juste part des investissements gouvernementaux. «Il faudra aussi évaluer l’impact de la réforme en santé sur la vitalité des territoires ruraux de l’Outaouais», ajoute-t-il. 

Financer le train

Évidemment, le maire de Gatineau prend bien soin de rappeler aux chefs que Gatineau ne s’attend à rien de moins qu’un financement à 100 %, avec l’aide du fédéral, du projet de train léger entre le secteur Aylmer et les centres-ville d’Ottawa et Gatineau. Ce projet évalué à plus de 2 milliards $ a fait l’objet d’un vote unanime de la part du conseil municipal le printemps dernier. M. Pedneaud-Jobin ajoute que Québec doit aussi repenser le financement des opérations en matière de transport collectif, alors qu’actuellement, 92 % des dépenses de cet ordre sont assumés par les municipalités. 

Point de TVQ

La promesse solennelle faite par l’ensemble des chefs de partis, lors des Assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le printemps dernier, quant au versement aux villes d’un point de la TVQ doit devenir rapidement une réalité, ajoute le maire. Québec doit aussi recommencer à payer la totalité des taxes foncières qu’il doit aux villes, ajoute le maire. 

«L’Outaouais veut recevoir sa juste part, conclut M. Pedneaud-Jobin. Le prochain gouvernement devra adopter un plan d’action pour l’Outaouais qui reconnaît nos forces, notre potentiel, et les domaines où nous avons du rattrapage à faire. Gatineau et l’Outaouais ont beaucoup à offrir au reste du Québec, et nous avons besoin de vous pour la suite des choses.»