Les candidats des différents partis ont débattu devant plus de 150 citoyens du secteur Hull mercredi soir.

Débat animé dans Hull

Sept candidats aux élections provinciales dans Hull étaient rassemblés mercredi soir pour un débat organisé par Équité Outaouais.

Les candidats Maryse Gaudreault (PLQ), Marysa Nadeau (PQ) Rachel Bourdon (CAQ), Benoit Renaud (QS), Jean-Philippe Chaussé (PCQ), Nichola St-Jean (NPDQ) et Pierre Soublière (PMLQ) étaient présents pour l’occasion.

C’est devant une centaine de citoyens que les candidats ont débattu sur les enjeux qui préoccupent les résidents du secteur Hull, tout en se permettant quelques flèches en direction de leurs adversaires.

L’enjeu initial sur lequel se sont prononcés les candidats a été celui de la santé.

«Je suis infirmière de profession et je trouve ça très insultant de blâmer les infirmières pour les problèmes en santé. On a un problème de sous-financement chronique en Outaouais», signale la candidate de la CAQ, Rachel Bourdon.

«Le personnel en santé est très épuisé, ce n’est pas une question d’argent, mais de pénurie de main-d’œuvre. Il y a notamment 45 postes d’infirmières qui sont disponibles depuis mai 2017», estime Mme Gaudreault.

La candidate libérale ajoute qu’il est important «d’amener des gens pour travailler dans notre réseau de santé. L’immigration est très importante dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre».

De son côté, Marysa Nadeau exprime qu’il est «franchement odieux de dire qu’il faut faire place aux immigrants alors que depuis 20 ans on fait le constat que l’on empêche les immigrants de contribuer à la société québécoise».

Éducation et justice sociale au menu

Appelés à se prononcer sur l’enjeu de l’éducation, les candidats s’entendent qu’il faut mettre un terme à la ségrégation scolaire.

Le candidat de Québec solidaire, Benoit Renaud, souligne qu’il y a de jeunes enfants «à qui on demande d’être admis dans une meilleure école. On lance le message que ceux qui ne sont pas admis dans cette école ne sont pas aussi bon que les autres».

Mme Nadeau abonde dans le même sens. «Il faut mettre fin à la ségrégation scolaire par le financement public de l’école privée.»

Certains candidats se sont aussi dit en faveur d’un meilleur soutien financier aux organismes communautaires.

«Dorénavant, le financement des organismes communautaires sera pluriannuel. Ce qui implique une stabilité et une pérennité des employés», assure Mme Nadeau.

«Il faut donner aux organismes communautaires un financement accru et centré sur leur mission», affirme M. Renaud.

La députée sortante, Mme Gaudreault, est aussi d’avis qu’il faut «repenser le mode de financement» de ces organismes.

« Changez d’emploi »

Les citoyens ont laissé entendre leur mécontentement lorsque le candidat conservateur, questionné sur les salaires au sein des organismes communautaires, a lancé que «travailler dans le communautaire pour s’enrichir, ce n’est pas le meilleur endroit. Si les travailleurs sont mécontents de leurs conditions de travail, changez d’emploi.»

Mme Nadeau a rapidement répliqué à son homologue conservateur. «S’il y a une chose qui me tape royalement sur les nerfs, c’est de me faire dire “vous avez choisi la mauvaise vocation”».

«Je m’excuse, on ne choisit pas de faire notre métier parce qu’un jour on s’est levé et on a reçu l’appel du Bon Dieu, on le fait parce qu’on a les compétences et parce qu’au quotidien on fait une action qui influence positivement la collectivité», a renchéri Mme Nadeau.