Jean-François Simard, le candidat de la Coalition avenir Québec dans Montmorency, défend l’idée d’un troisième lien à l’est

Circonscription de Montmorency: deux Jean-François Simard, deux visions

Ils portent le même nom et sont tous deux candidats dans Montmorency. Jean-François Simard est en faveur d’un troisième lien à l’est alors que Jean-François Simard est contre. L’un se présente pour la Coalition avenir Québec (CAQ) après avoir porté les couleurs du Parti québécois (PQ), alors que l’autre se présente comme indépendant après avoir approché en vain la CAQ.

Jean-François Simard, le candidat indépendant, assure qu’il n’a pas déposé sa candidature pour méprendre les électeurs et nuire au candidat de la CAQ (on se souviendra que René Lévesque, candidat libéral dans Laurier en 1960, n’avait gagné cette élection que par 129 voix, alors qu’un autre candidat du même nom, inscrit comme «artiste et libéral indépendant», apparaissait sur le même bulletin). 

«Je suis conscient que ça peut créer de la confusion, mais c’est vraiment un hasard. On pourrait enquêter sur moi, je serais très à l’aise», dit celui qui travaille actuellement comme répartiteur au 9-1-1 à Québec et qui a «toujours eu un intérêt pour la politique».

Jean-François Simard, qui est officiellement dans la course dans Montmorency depuis le 5 septembre, ne cache pas avoir déjà été «près des idées de l’Action démocratique du Québec [ADQ], puis de la CAQ». «J’aurais aimé ça [me présenter pour la CAQ], mais ils ne m’ont jamais rappelé», avoue-t-il, candide.


« Je suis conscient que ça peut créer de la confusion, mais c’est vraiment un hasard. On pourrait enquêter sur moi, je serais très à l’aise »
Jean-François Simard, candidat indépendant dans Montmorency

M. Simard a donc décidé de se lancer comme indépendant pour se «faire connaître» et mettre de l’avant ses idées. Il n’a pas la prétention de penser qu’il a des chances de se faire élire. «J’essaie de rencontrer le plus de gens possible, de rencontrer des conseiller municipaux…» dit celui qui fait campagne contre le troisième lien.

«Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. C’est le transport en commun qui doit être développé», estime M. Simard, qui ne croit pas du reste que les citoyens sont «vraiment prêts à payer pour quelque chose qui risque de coûter bien plus que 4 milliards $». 

«On n’a pas les moyens. Il faut développer le transport en commun, mais pas à peu près. […] Mon cheval de bataille, c’est le développement du transport en commun jusqu’à Sainte-Brigitte-de-Laval et au-delà, où la population augmente» considérablement, souligne M. Simard, qui veut aussi préserver les terres des Sœurs de la Charité d’un éventuel dézonage. 

Troisième lien

L’autre Jean-François Simard a préféré ne pas commenter la candidature de son rival indépendant. En entrevue au Soleil, le candidat de la CAQ a défendu l’idée d’un troisième lien à l’est.

«Je suis un petit gars du Vieux-Beauport [...]. Mon père avait un journal local dans le sous-sol de la maison, et il y avait beaucoup de monde qui venait. Je me souviens de Marcel Bédard [ancien maire de Beauport] qui venait et à qui j’avais demandé pourquoi il y avait une espèce de prolongement de l’autoroute dans le fleuve, et il m’avait dit : “Ça, un jour, mon jeune, ça va déboucher à Lévis, parce qu’il va y avoir un troisième lien Beauport-Lévis”», a raconté Jean-François Simard pour illustrer le fait que «le troisième lien à l’est, ça fait très longtemps que ça fait partie du discours sur la côte de Beauport». 

«Les gens du milieu savent pertinemment que ce n’est pas un caprice électoral qu’on s’est inventé il y a deux semaines, deux mois ou deux ans. […] Et moi, je vais m’activer autant qu’il est possible de le faire pour que ce dossier se réalise le plus rapidement possible», a promis M. Simard, qui croit en un «rééquilibrage entre l’est et l’ouest de la ville». 

Autre enjeu de la circonscription de Montmorency, selon lui : la survie du Centre médical de Beauport, qui manque de médecins, comme plusieurs autres cliniques de proximité. 

«Je vais défendre cette clinique autant que je serai capable de le faire. Et la seule façon de régler ça de façon urgente, c’est dans une logique dérogatoire [c’est-à-dire accorder une dérogation pour permettre à la clinique de recruter un nouveau médecin]. Je me suis engagé très clairement dans ce dossier», a indiqué Jean-François Simard. 

Le candidat caquiste souhaite également développer le site touristique de la Chute Montmorency, «une image de marque de la grande région de Québec». Il veut plus particulièrement redonner au site sa vocation hôtelière et compte «pousser dans le dos» de la Sépaq en ce sens.