La retraite fermée des candidats libéraux à Scott, en Beauce, a attiré l’attention des journalistes politiques. C’était également à cet endroit que les membres de l’aile parlementaire du Parti québécois s’étaient réunis après le revers subi à l’élection d’avril 2014.

Cache-cache politique chez Maxime

Chez les péquistes, plusieurs se souviennent très bien de La Cache à Maxime, à Scott, en Beauce, où les candidats libéraux étaient réunis lundi. Un mois après la déroute électorale du Parti québécois en avril 2014, les députés péquistes s’y étaient rassemblés pour y panser leurs plaies politiques.

La retraite fermée qu’ils y ont tenue devait demeurer secrète. Elle n’avait pas été annoncée aux médias, contrairement à la pratique habituelle lorsque se réunissent les membres d’une aile parlementaire. Mais la tenue de cette réunion ayant été éventée par Le Soleil, les journalistes politiques de Québec étaient sur place le matin même de son ouverture.

Depuis cette défaite de 2014, beaucoup d’eau a coulé sous le pont péquiste. À preuve : parmi les 30 députés présents à cette rencontre extraordinaire, il y avait celui qui portait alors le titre de «chef intérimaire» du Parti québécois, Stéphane Bédard. Il y avait aussi la recrue-vedette Pierre Karl Péladeau et d’ex-ministres influents, parmi lesquels Bernard Drainville. Tous trois ne sont plus au PQ depuis un bon moment.

À Scott, les membres de l’aile parlementaire avaient discuté à huis clos des résultats électoraux catastrophiques de leur parti. Le 7 avril 2014, le PQ était passé de 54 à 30 députés.

Résignés? 

À deux jours du déclenchement de la prochaine campagne électorale, les péquistes nient être résignés à une nouvelle retentissante défaite. Ils fondent leurs espoirs sur le nombre élevé d’électeurs indécis et sur ceux pouvant encore changer d’idée pour soutenir que rien n’est joué et que leur parti peut encore tirer son épingle du jeu.