Politique

Dépouillement dans Gaspé: le DGEQ lance une enquête

GASPÉ – Le Directeur général des élections du Québec enquêtera sur le dépouillement du vote dans la circonscription de Gaspé, où un dépouillement judiciaire complété mardi a renversé les résultats. La péquiste Méganne Perry Mélançon remporte finalement la victoire par 41 voix, alors que le décompte du 1er octobre donnait le libéral Alexandre Boulay gagnant, avec 132 voix d’avance.

« Chacune des étapes du dépouillement (…) sera passée en revue de manière à obtenir des éclaircissements et à apporter les correctifs appropriés », indique le Directeur général des élections par voie de communiqué.

 « Des questions sont soulevées depuis le dépouillement judiciaire tenu hier [mercredi]  (…). D’abord et avant tout, je compte bien obtenir les réponses à ces questions et, à la lumière des faits établis, entreprendre les actions nécessaires. L’intégrité du processus électoral constitue la base de notre système électoral et exige que nous agissions avec rigueur et célérité », a déclaré Pierre Reid, le directeur général des élections au Québec.

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Au soir du 1er octobre, le relevé de dépouillement de la boîte de scrutin 61 donnait ses 194 voix au libéral. Le dépouillement judiciaire a révélé que la boîte contenait plutôt 79 votes en faveur du libéral, 74 pour la péquiste, 25 pour le caquiste Louis LeBouthillier et 15 pour le solidaire Alexis Dumont Blanchet.

Le directeur du scrutin dans Gaspé, Yvan Landry, ne croit «pas du tout» à une fraude. «C’est une erreur plate, il n’y a eu aucune malversation», dit-il.

La scrutatrice du PQ et la secrétaire du PLQ avaient correctement compté les bulletins. «Le dépouillement était correct. L’erreur a  été faite dans la transcription sur le rapport», explique M. Landry.

L’erreur a été détectée le soir du 1er octobre « mais il était trop tard, l’urne était scellée », indique M. Landry. « Je ne vois pas comment on aurait pu tricher, avec la présence du scrutateur du PQ et du secrétaire du Parti libéral. Il y a eu une chaîne d’erreurs. »

Le dépouillement judiciaire a aussi retranché cinq voix à la candidate péquiste dans une boîte de scrutin contenant des votes exercés dans un hôpital. Quelques autres boîtes ont révélé des erreurs d’une voix en faveur de l’un ou l’autre candidat.

Mais si l’on exclut la boîte 61, il s’agit d’erreurs mineures, estime M. Landry. « Si on faisait cet examen dans tous les comtés, on en trouverait (des erreurs) ».

Réactions de candidats

Le libéral Alexandre Boulay avait déposé une demande d’enquête au DGEQ  mardi. « Il est important que le DGEQ comprenne ce qui s’est produit le 1er octobre afin que de tels événements ne se reproduisent plus. Ma demande est indépendante du résultat du vote. J’aurais maintenu cette demande même si j’avais été élu. C’est pour cette raison que je l’ai déposée avant le recomptage judiciaire », a déclaré M. Boulay par texto.

Le PQ n’a pas souhaité réagir à l’annonce d’une enquête. Par ailleurs, Méganne Perry Mélançon s’est dite soulagée à l’issue de recomptage mercredi soir. « C’est rassurant pour tous les électeurs qui ont voté, pas seulement dans la boîte 61, mais pour tous les autres (…). Le résultat est maintenant incontestable. »

La candidate péquiste avait demandé et obtenu un dépouillement judiciaire en invoquant les résultats de la boîte 61, qu’elle jugeait improbables.

Grâce au siège de Mme Perry Mélançon, le Parti québécois devient la deuxième opposition à la place de Québec solidaire. Les deux partis ont maintenant dix députés, mais le PQ a obtenu 38 000 voix de plus que QS dans la province.

La nouvelle députée, âgée de 28 ans, est en train de terminer des études universitaires en administration des affaires. Elle est une ex-employée politique de Gaétan Lelièvre, élu sous la bannière péquiste dans Gaspé en 2012 et en 2014, devenu indépendant en 2017 et qui ne s’est pas représenté.

« J’accepte les résultats du recomptage judiciaire avec beaucoup d’humilité », a réagi le libéral Alexandre Boulay sur Facebook. Il estime que le dépouillement judiciaire a été effectué « de façon rigoureuse, transparente et indépendante ».

« Je sors de cette expérience avec la tête haute et le sentiment de n’avoir rien perdu », dit M. Boulay, qui assure « tout (son) soutien » à Mme Perry Mélançon dans son rôle de députée de Gaspé.

M. Boulay, un ingénieur de 37 ans, était en congé sans solde de son poste de directeur de l’usine de pales d’éoliennes LM Wind Power de Gaspé, le temps de la campagne.

Politique

Le surplus budgétaire du Québec bondit

Le premier ministre élu, François Legault, ne croyait pas si bien dire lorsqu’il a déclaré vendredi dernier qu’il trouvait les «finances publiques en ordre». À peine quelques heures plus tard, le ministère des Finances du Québec établissait que le solde budgétaire des quatre premiers mois de l’année financière est près de trois fois plus élevé que pour la même période l’an dernier.

C’est devant Philippe Couillard, qui sera officiellement son prédécesseur à partir de la semaine prochaine, que François Legault a reconnu que la maison est en ordre sur le plan des finances publiques. Les deux hommes se sont rencontrés pour discuter de la passation des pouvoirs.

Élections 2018

Dépouillement judiciaire: le PQ remporte finalement Gaspé

QUÉBEC — Le Parti québécois (PQ) a gagné son pari et fait élire Méganne Perry Mélançon dans la circonscription de Gaspé, mercredi soir, au terme d’un dépouillement judiciaire, neuf jours après le scrutin du 1er octobre, a indiqué le directeur des communications du PQ, Yanick Grégoire.

Au terme d’une élection chaudement disputée, Mme Perry Mélançon a finalement devancé son adversaire du Parti libéral (PLQ), Alexandre Boulay, par une courte majorité de 41 voix, alors que le dépouillement initial donnait M. Boulay vainqueur par 132 voix.

Ce revirement permet au PQ d’obtenir un dixième siège à l’Assemblée nationale – égalant le nombre de députés de Québec solidaire (QS) – et d’accéder au titre de deuxième opposition.

À l’inverse, la décision judiciaire de mercredi soir fait passer les libéraux de 30 à 29 sièges.

Les péquistes misaient sur le contenu étonnant d’une seule boîte de scrutin: celle qui portait le numéro 61. Elle se trouvait à l’école Eastern Shore dans le secteur de Wakeham.

Le résultat initialement diffusé pour ce bureau de vote donnait tous les votes valides, soit 194, au candidat libéral qui avait alors été déclaré élu. Selon ce résultat, quatre bulletins avaient été rejetés et on ne rapportait aucun vote pour le Parti québécois, la Coalition avenir Québec (CAQ) ou toute autre formation politique.

Un second dépouillement de tous les votes enregistrés dans la circonscription a révélé que les électeurs de Gaspé ont accordé 6003 votes au PQ et 5962 votes au PLQ, selon M. Grégoire.

Le PQ conserve donc la circonscription qui était détenue depuis 2012 par Gaétan Lelièvre.

Dans un message publié sur le réseau social Twitter, le président de la campagne libérale, Alexandre Taillefer, concède la défaite de son candidat.

«Alexandre Boulay, la prochaine sera la bonne, a-t-il écrit. Tu resteras un infatigable défenseur de la Gaspésie et de l’entrepreneuriat. Sois fier de toi et de toute ton équipe. Puis remonte tes manches, et vient travailler avec nous au renouveau du Parti libéral du Québec.»

Le PQ attend par ailleurs le résultat de sa demande de contestation judiciaire des résultats du 1er octobre dans la circonscription d’Ungava et espère ainsi faire passer à 11 sa représentation en Chambre.

Dans un autre dépouillement judiciaire, le PQ a obtenu mardi soir la confirmation de la victoire de son candidat, Joël Arseneau, avec 15 voix de majorité, aux Îles-de-la-Madeleine.

Politique

Legault dévoilera son conseil des ministres le 18 octobre

Le premier ministre élu, François Legault, dévoilera la composition du premier Conseil des ministres de la Coalition avenir Québec (CAQ) le 18 octobre prochain.

Le cabinet du premier ministre désigné en a fait l’annonce, lundi, par voie de communiqué. Il a confirmé que son équipe sera paritaire.

Politique

Philippe Couillard démissionnerait jeudi

Tout indique que le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, annoncera sa démission jeudi, lors d’un caucus réunissant tous ses candidats à Québec.

M. Couillard avait laissé planer le doute lors de son discours de défaite lundi soir, affirmant qu’il entreprenait «une réflexion» de quelques jours sur son avenir politique. Il aurait maintenant pris la décision de quitter la politique.

Selon une source sûre, M. Couillard démissionnerait de son poste de chef. Il pourrait aussi quitter son poste de député de Roberval, ce qui aurait pour effet de provoquer une élection partielle au Saguenay–Lac-Saint-Jean à court ou à moyen terme. 

Les 125 candidats libéraux sont conviés à Québec pour faire un post mortem de la campagne qui vient de se terminer et qui a relégué le parti au rang d’opposition officielle. Le 1er octobre, les libéraux ont obtenu le pire pourcentage de vote de l’histoire récente de leur parti. Ils n’ont réussi à faire élire que 32 députés; la majorité sur l’île de Montréal. 

Premier ministre du Québec depuis 2014, M. Couillard a dit lundi soir laisser le Québec en meilleur état que lorsqu’il est entré en poste. 

En caucus vendredi

Vendredi, un premier caucus des élus libéraux du 1er octobre aura lieu à Québec pour planifier la suite des choses, soit le choix d’un chef par intérim et les modalités d’une course à la direction.

Il ne faut cependant pas s’attendre à voir émerger un nouveau chef libéral dans les prochains mois. Les députés et membres du personnel politique libéral contactés par La Presse canadienne sont d’avis que l’ampleur de la défaite de lundi dernier doit entraîner un examen de conscience sérieux qui dépasse le seul choix d’un chef.

Des députés vont donc défendre l’idée de ne pas tenir de course à la direction avant la fin de 2019, mais idéalement seulement en 2020.

Les élections à date fixe facilitent la tâche aux partis, qui peuvent mieux planifier ce genre d’exercice, parfois périlleux. Les prochaines auront lieu en octobre 2022.  Avec La Presse canadienne

Politique

Gaétan Barrette tentera de devenir chef du PLQ

Le ministre sortant de la Santé, Gaétan Barrette, va tenter de devenir le prochain chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale, selon ce qu’a appris La Presse canadienne, mercredi, de source sûre.

Sa candidature est cependant loin de faire l’unanimité dans le caucus libéral, qui compte désormais 32 députés, ont indiqué plusieurs sources.

Certains élus, qui jugent son style trop abrasif et le tiennent en partie responsable de la déconfiture libérale, vont tenter de lui barrer la route.

Selon les informations recueillies, deux autres députés et ex-ministres réélus lundi sont présentement sollicités par leurs collègues et seront sur les rangs: Christine St-Pierre et Pierre Arcand. Un autre, qui lui n’a jamais été ministre, pourrait aussi se laisser tenter, si on le sollicite: Marc Tanguay, député de LaFontaine.

Dès que le chef libéral Philippe Couillard a annoncé lundi soir qu’il amorçait une courte période de réflexion sur son avenir politique, à la suite de la cuisante défaite enregistrée par son parti, les candidats libéraux qui ont réussi à échapper à la vague caquiste ont commencé aussitôt à se positionner.

Dans ce genre de course larvée, la vitesse compte: depuis lundi soir, les appels téléphoniques se multiplient pour tester les appuis, mousser une candidature ou en écarter une autre.

Même si M. Couillard n’a toujours pas livré le fruit de ses réflexions, on tient pour acquis dans les rangs libéraux qu’il quittera son poste de chef du PLQ, un parti qui aura essuyé sous son règne la pire défaite de son histoire.

Il faudra donc lui trouver rapidement un successeur temporaire qui agira à la fois comme chef par intérim du PLQ et chef de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale, le temps d’organiser une course au leadership.

La personne qui occupera cette fonction prestigieuse devra renoncer d’emblée à se porter candidate en vue de devenir le prochain chef du Parti libéral du Québec.

Le rôle des femmes

D’après les informations obtenues, un mouvement d’appui — majoritairement féminin — à la candidature de Christine St-Pierre est en train de se former au sein du caucus libéral.

Les élus pro-St-Pierre mousseraient la candidature de la députée de l’Acadie et ministre sortante des Relations internationales en vue d’adoucir l’image trop rigide, cérébrale et froide que dégageait en Chambre le premier ministre sortant, indique-t-on.

D’autres députés ont sollicité la candidature de M. Barrette, qui s’est montré ouvertement intéressé, se mettant aussitôt à la recherche de nouveaux appuis.

Mise au courant de toutes ces tractations de coulisses, une députée contactée a exprimé son malaise, M. Couillard étant toujours en poste.

Un couronnement?

Craignant un couronnement comme en 2012, plusieurs députés vont exiger, lors de la tenue du prochain caucus libéral, que le futur chef par intérim soit choisi par les membres du caucus.

Dans les rangs libéraux, on dit craindre de revivre le scénario de 2012, quand l’establishment du parti et le premier ministre sortant Jean Charest avaient imposé au caucus Jean-Marc Fournier comme chef intérimaire, pour éviter d’éventuelles dissensions internes, voire des déchirements sur la place publique.

Selon eux, si ce scénario s’avère, le député de Mont-Royal-Outremont, Pierre Arcand, serait avantagé, apparemment désigné comme le candidat idéal pour assumer l’intérim selon l’entourage de M. Couillard.

Apprécié de tous ses collègues, M. Arcand, président sortant du Conseil du trésor, qui a déjà l’appui de quelques élus, est perçu comme «une force tranquille» au sein de l’équipe.

Sondage défavorable

En août, juste avant le début de la campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait publié un sondage Recherche Mainstreet qui concluait que 81 pour cent des répondants ne voulaient plus de M. Barrette comme ministre de la Santé. C’était aussi le cas de 60 pour cent des répondants qui disaient s’identifier au PLQ. On lui reprochait notamment d’avoir amélioré le sort des médecins, au lieu d’améliorer celui des patients.

Pratiquement au même moment, M. Couillard annonçait que s’il formait le prochain gouvernement M. Barrette ne serait plus ministre de la Santé.

En région

Un recomptage demandé dans Gaspé

GASPÉ – La candidate péquiste dans Gaspé, Méganne Perry Mélançon, se dit « assez confiante » d’être déclarée élue au terme du dépouillement judiciaire réclamé par son parti. Une plainte a été déposée mercredi au Directeur général des élections concernant les résultats surprenants d’une boîte de scrutin.

Le libéral Alexandre Boulay a gagné par 132 voix devant Mme Perry Mélançon.

Selon les résultats officiels, la boîte de scrutin 61 contenait 194 votes pour le libéral, et aucun pour les trois autres candidats.

« Visiblement, il semble y avoir une erreur. Des membres nous certifient avoir voté pour le PQ », indique le directeur des communications du PQ, Yanick Grégoire.

Cinq électeurs du secteur ont déclaré sous serment qu’ils ont voté pour Mme Perry Mélançon. La boîte 61 couvre une partie du quartier Wakeham, à Gaspé.

Mme Perry Mélançon affirme que son équipe a parlé à la scrutatrice, et que les résultats publiés ne correspondent pas à la réalité. « Beaucoup de scénarios nous laissent croire que la victoire nous reviendrait », dit la candidate.

Impact important

Une victoire péquiste dans Gaspé aurait « un impact au plan national. Ça changerait la donne. Le PQ tomberait à 10 députés, on délogerait Québec solidaire comme deuxième opposition officielle », remarque Mme Perry Mélançon.

Actuellement, Québec solidaire compte dix députés et 16,1 % des voix. Le Parti québécois a 17,06 % des voix mais seulement neuf députés.

Être la deuxième opposition « nous donne davantage de droits de parole (à l’Assemblée nationale) et plus de visibilité », indique Mme Perry Mélançon.

Les plaignants ont jusqu’au 6 octobre pour demander un dépouillement judiciaire, une opération supervisée par un juge de la Cour du Québec.

Le Soleil a réparti les votes de la boîte 61 selon les mêmes proportions que le reste de la circonscription. Selon cette hypothèse, la péquiste remporterait le vote avec une majorité d’environ 60 voix. Toutefois, rien ne prouve que les électeurs ont voté selon cette proportion; seul un nouveau dépouillement pourrait le dire.

Le libéral Alexandre Boulay n'a pas commenté la situation.

Élections 2018

Les enfants auraient choisi Québec solidaire

MONTRÉAL — Si les jeunes de la province avaient eu leur mot à dire, le Québec serait dirigé par un gouvernement solidaire minoritaire, avec une opposition caquiste.

Au total, 813 écoles et organismes jeunesse avaient invité 126 804 jeunes à voter. De ce nombre, 78 880 se sont présentés aux urnes, pour un taux de participation de 62 pour cent.

Les jeunes auraient fait élire 47 candidats de Québec solidaire, contre 37 pour la CAQ. Les libéraux suivent au troisième rang avec 31 personnes élues. Le Parti québécois aurait 11 députés. Et le Parti vert ferait son entrée à l’Assemblée nationale, avec un élu.

Élections Québec note que dans les circonscriptions de Les Plaines et Mirabel, deux candidatures sont arrivées à égalité en tête, ce qui explique que le total des personnes élues est de 127 au lieu de 125.

Démocratie à l’écoute de tous

Par ailleurs, les électeurs en herbe se sont aussi prononcés, lundi, dans le cadre d’un scrutin bien à eux organisé en parallèle à l’élection générale, et ils ont massivement donné leur appui à l’idée d’une démocratie à l’écoute de tous.

Pour la première fois dans le cadre d’élections générales québécoises, les enfants qui accompagnaient leurs parents aux urnes ont ainsi pu remplir leur propre bulletin de vote.

Celui-ci ne les invitait pas à choisir entre une série de candidats, mais bien à réfléchir à une question encore plus fondamentale: «Pourquoi penses-tu qu’il est important de voter?»

Parmi les réponses suggérées figuraient «Pour régler des problèmes», «Pour dire ce que je pense» et «Pour choisir des personnes qui vont travailler pour moi».

C’est finalement l’option «Pour que les idées de chaque personne soient entendues» qui a été préférée par 41,4 pour cent des apprentis électeurs.

«Pour régler des problèmes» est la deuxième réponse la plus souvent retenue à l’échelle de la province, avec 24 pour cent des voix.

Ces chiffres représentent 115 des 125 circonscriptions dont les résultats étaient disponibles, mercredi après-midi.

Plus de 168 000 enfants se sont initiés au processus électoral par cette simulation destinée aux jeunes âgées de 3 à 12 ans, mais ouverte à tous les mineurs.

Coordonné depuis 2015 par Élections Québec, le programme a pour objectif de «construire la conscience citoyenne» afin que, le jour venu, la nouvelle génération d’électeurs ait pris goût à l’exercice de son droit de vote.

L’expérience avait aussi été réalisée lors des élections municipales de l’an dernier. Près de 20 000 jeunes y avaient alors participé.

Élections 2018

Trois dépouillements judiciaires ordonnés au Nouveau-Brunswick

SAINT-JEAN — Un troisième dépouillement judiciaire a été ordonné au Nouveau-Brunswick, à la suite d’un scrutin extrêmement serré au terme duquel les libéraux et les progressistes-conservateurs se disputent toujours le pouvoir.

Les suffrages exprimés dans la circonscription d’Oromocto-Lincoln-Fredericton, siège que les conservateurs ont remporté par 93 voix, seront recomptés jeudi.

Des dépouillements ont eu lieu mercredi dans les circonscriptions de Saint-Jean-Havre et Memramcook-Tantramar. Cette dernière a été remportée par une candidate du Parti vert, qui a devancé son rival libéral par 11 votes.

Un avocat du candidat progressiste-conservateur dans le district de Saint-Jean a affirmé qu’environ 40 électeurs avaient voté deux fois dans la circonscription, qui a été remportée par les libéraux avec une marge de 10 voix. L’avocat Matthew Letson a annoncé qu’il déposerait une requête auprès du tribunal afin que les résultats soient annulés si le dépouillement confirmait le résultat original.

Un changement dans une seule circonscription pourrait déterminer quel parti prendra le contrôle de la législature.

Les conservateurs, dirigés par Blaine Higgs, ont remporté 22 sièges, soit un de plus que les libéraux de Brian Gallant.

Aucun des deux partis ne dispose de suffisamment d’élus pour obtenir la majorité, et les deux chefs tentent d’obtenir le soutien des tiers partis détenant l’équilibre du pouvoir. Le Parti vert et l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick ont fait élire chacun trois députés.

Élections

Sylvain Gaudreault «sous le choc»

Vingt-quatre heures après la soirée électorale, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, se dit « secoué » et « sous le choc » après avoir vu le Parti québécois remporter seulement neuf sièges sur 125.

Lundi soir, Sylvain Gaudreault a été élu avec 48,35 % des voix contre 32,47 % pour Benoit Rochefort de la Coalition avenir Québec, avec tout près de 5000 votes de majorité.