Éducation

Bris d'aqueduc: les écoles de la CSPO rouvriront mercredi

Des milliers d’élèves de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) ont eu droit à un congé forcé, mardi, gracieuseté du bris d’aqueduc survenu la veille sur le boulevard Alexandre-Taché, mais tous les établissements seront ouverts normalement mercredi.

La CSPO a statué, tôt mardi matin, qu’elle était dans «l’impossibilité d’obtenir rapidement de l’eau potable pour l’ensemble des écoles touchées par l’avis préventif de faire bouillir l’eau» décrété par la Ville de Gatineau. Une dizaine d’écoles primaires ont été fermées pour la journée. Ce fut aussi le cas pour les écoles secondaires Mont-Bleu et de l’Île, pour l’École des métiers spécialisés Asticou et les centres Mgr Lucien-Beaudouin, La Génération, Vision-Avenir et Saint-Raymond.

En milieu de journée, la CSPO a indiqué que les cours prévus mardi soir au Centre d’éducation des adultes pourraient avoir lieu. Tous les établissements ayant été fermés mardi reprendront leurs activités mercredi, «selon l’horaire régulier». 

«Des bouteilles d’eau seront disponibles dans tous les établissements de la CSPO touchés par l’avis d’ébullition d’eau», assure la CSPO, qui invite tout de même les parents à placer une gourde ou une bouteille d’eau dans le sac à dos de leurs enfants.

De son côté, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) a été en mesure de garder ouverts les pavillons Lucien-Brault et Alexandre-Taché. De l’eau potable a été mise à la disposition des étudiants et du personnel de l’établissement. En raison des travaux effectués par la Ville, le seul accès disponible pour l’UQO est celui à l’intersection des boulevards Saint-Joseph et Alexandre-Taché.

Les établissements concernés sont les suivants:

École Côte-du-Nord 

École du Parc-de-la-Montagne 

École internationale du Mont-Bleu

École Jean-de-Brébeuf

École Saint-Jean-Bosco

École Saint-Paul

École du Dôme

École du Lac-des-Fées

École Notre-Dame

École Saint-Rédempteur

École secondaire de l’Île

École secondaire Mont-Bleu

École des métiers spécialisés Asticou

Centre Mgr Lucien-Beaudouin 

Centre La Génération 

Centre Vision-Avenir

Centre Saint-Raymond

Éducation

Recrutement à l’étranger: l’UQ veut avoir les moyens

L’Université du Québec (UQ) veut faire sa part pour régionaliser l’immigration. Sa présidente Johanne Jean demande au gouvernement de lui donner «les moyens financiers» pour recruter des étudiants à l’international.

«La compétition pour avoir des étudiants, elle est pas nécessairement entre les établissements ici, elle est avec les établissements à l’international», juge Mme Jean.

En entrevue au Soleil, la présidente de l’UQ raconte que les universités francophones du Québec doivent selon elle se coordonner pour aller en France, en Belgique et en Afrique du Nord parler des programmes qu’elles offrent. Parce que les étudiants aujourd’hui «magasinent» leur université. 

Alors que les universités anglophones ont accès à un «marché lucratif» d’étudiants prêts à venir étudier chez elles, la partie est loin d’être aussi facile pour les universités francophones. «Lorsqu’on parle des jeunes du Maghreb, par exemple, si on ne leur donne pas des conditions intéressantes pour venir étudier chez nous, ils ne viendront pas.»

Et s’ils viennent au Québec, il faudra en prendre soin. «Si on souhaite que ces jeunes-là diplôment et s’intègrent dans la société, il faut s’en occuper. Il faut pas juste les rentrer, dire : “Bienvenue et arrangez-vous.”»

Mme Jean croit que les étudiants étrangers sont l’une des clés de la pénurie de main-d’œuvre, qui ira en s’accentuant. 

«La pénurie de main-d’œuvre, ça commence dans les restaurants, dans les magasins, mais après ça, ça monte dans l’échelle», avertit Mme Jean. Alors que la pénurie d’enseignants est déjà concrète, Mme Jean voit aussi poindre un manque d’ingénieurs à moyen terme. «Je pense qu’il faut se relever les manches.»

Surtout que la Coalition avenir Québec a promis d’investir massivement en éducation et de développer des classes de maternelle 4 ans partout au Québec d’ici cinq ans. Des classes pour lesquelles il faudra trouver de nouveaux enseignants. «On observe des baisses d’effectif étudiant en enseignement qui sont suffisamment inquiétantes pour qu’on doive s’en occuper rapidement.»

Former plus de profs

Mme Jean dit ne pas avoir «la recette» pour attirer les jeunes vers cette profession, mais que son réseau travaillera à la trouver. «Chose sûre, ça va prendre des gars en enseignement, ça prend des modèles masculins.»

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Jean-François Roberge a d’ailleurs rappelé il y a quelques semaines aux recteurs, dans un discours prononcé pour souligner les 50 ans du réseau, que l’Université du Québec avait été créée pour deux raisons fondamentales : rendre l’université accessible dans les régions et former des enseignants, alors que le Québec ouvrait des polyvalentes et prenait un virage éducatif. 

Aujourd’hui, Mme Jean se dit prête à renouer avec cette mission. «On a juste 50 ans. On est encore jeunes et on est capables d’être agiles et d’être audacieux.»

Pour l’heure, la présidente de l’UQ voit en M. Roberge un ministre «très à l’écoute» du réseau universitaire, même si les promesses de son parti visent davantage le réseau d’éducation préscolaire, primaire et secondaire. «La solution pour le préscolaire et primaire passe par l’universitaire. On ne peut pas déconnecter ça.»

Pour ce qui est de l’accessibilité aux études universitaires, Mme Jean juge qu’après 50 ans, le Québec «a encore du chemin à faire». Les 10 universités membres de l’UQ sont présentes physiquement dans 60 villes du Québec, parce que les jeunes qui vivent à moins de 40 kilomètres d’une université sont beaucoup plus enclins à la fréquenter. 

Malgré cela, le Québec accuse toujours du retard sur les autres provinces canadiennes quant au nombre de diplômes décernés. «Au Québec, on est passé de 5 % à 22 % des 15 à 64 ans qui ont un diplôme d’études supérieures. En 50 ans, c’est un bond important. Mais on peut aller plus loin.»

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Francophonie

La Cité exporte son programme de journalisme dans l’Ouest

Le Collège Mathieu, situé à Saskatoon et Regina, importera le programme de journalisme du collège La Cité d’Ottawa pour la rentrée d’automne 2019. Le cours viendra étoffer une relève journalistique de plus en plus rare en milieu minoritaire.

La Saskatchewan deviendra ainsi la province la plus à l’ouest du pays à offrir des cours de journalisme en français. Alors qu’Ottawa a annoncé investir 595 millions pour soutenir le journalisme au Canada, le Collège Mathieu mise sur l’avenir médiatique fransaskois. Offert depuis 1995 à La Cité, le cours de journalisme s’étale sur deux ans et forme chaque année une quinzaine de jeunes aux postes de journaliste, rédacteur, recherchiste, pupitreur, animateur, ou encore reporter.

Éducation

L’école du Cheval-Blanc officiellement inaugurée

Ouverte depuis le début de l’année scolaire, la nouvelle école du Cheval-Blanc a été officiellement inaugurée lundi.

La campagne électorale provinciale déclenchée à la fin du mois d’août, la Commission scolaire des Draveurs (CSD) a attendu l’élection du nouveau gouvernement pour inviter les élus à assister à l’événement.

C’est une rare école construite sur trois étages qui a été dévoilée au public, lundi. Le président de la CSD, Claude Beaulieu, explique que cette construction en hauteur était nécessaire en raison de la rareté des espaces pour accueillir de nouveaux établissements scolaires.

M. Beaulieu souligne également que c’est un bâtiment qui se démarque par sa luminosité en raison des grandes fenêtres qu’on retrouve dans la plupart des salles de classe.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, s’est également dit impressionné par la beauté des locaux. Il souligne par ailleurs que son gouvernement compte investir dans les écoles québécoises au cours du prochain mandat.

«Un bel établissement, ça favorise l’apprentissage. De savoir que des élèves vont fréquenter une si belle école, ça me rend très optimiste, dit M. Lacombe au sujet de l’école du Cheval-Blanc. Je pense que nos écoles et notre système d’éducation manquent d’amour. Je pense que la réussite de nos enfants, c’est une priorité du gouvernement du Québec, maintenant. Je pense qu’on peut juste faire mieux.»

Si le terrain a forcé les architectes à dessiner une école un peu différente des autres, son emplacement en valait certainement le coup, croit le président de la CSD. C’est environ 70% des élèves qui sont considérés comme des marcheurs, donc, qui habitent dans un rayon de 1,2 km de l’école. «C’était un gros défi parce que, dans les plans d’aménagement des municipalités, il n’y a pas toujours des emplacements pour les écoles. Ici, la municipalité a accepté de nous céder un parc pour construire l’école.»

«Je pense qu’on a ici un bon exemple type d’école de quartier», ajoute le ministre Mathieu Lacombe.