Éducation

La CSCV veut garder la mainmise sur ses surplus

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) demande à Québec de retirer de son projet de règles budgétaires 2018-2019 la disposition concernant les surplus liés au transport.

Autrement, ce sont près de 400 000 $ en surplus qui devaient être injectés dans le service aux élèves du territoire qui seront saisis par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) afin de financer « les transporteurs privés », déplorent les élus scolaires de la CSCV qui ont adopté mercredi soir une résolution afin de demander au ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, d’abolir cette nouvelle mesure et de laisser aux commissions scolaires l’usage complet de leurs excédents.

Éducation

Décrochage scolaire: les libéraux refusent de prendre le blâme

Les libéraux refusent de prendre le blâme du faible taux de diplomation au Québec. Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx estime que les parents doivent, entre autres, se regarder dans le miroir.

«Oui, il y a un décrochage scolaire, mais il y a aussi un décrochage parental. Il y a un décrochage de l’école, il n’y a même pas assez de valorisation. Il faut se regarder dans les yeux pour les bonnes raisons comme société», a-t-il soutenu en point de presse mercredi.

Le ministre faisait le parallèle avec les communautés anglophones québécoises, dont les enfants réussissent mieux à l’école que les francophones. «Des communautés parfois bien plus mobilisées que les nôtres», évoque-t-il. 

M. Proulx assure qu’il ne cherche pas à faire porter la faute sur un groupe en particulier. «L’ensemble de la société doit se demander : est-ce que j’en fais suffisamment pour l’éducation?»

M. Proulx réagissait à l’étude «Décrochage scolaire au Québec : 10 ans de surplace, malgré les efforts de financement», publiée par l’Institut du Québec. Cette étude démontre qu’entre 2004 et 2014, l’écart s’est creusé entre le Québec et les autres provinces, le Québec se situant en queue de peloton avec 64 % de diplomation en 2015. Cet écart est encore plus significatif chez les garçons, car seulement 57 % réussissent à obtenir leur diplôme d’études secondaires en cinq ans. Et cela, même si le Québec fait un effort financier similaire aux autres provinces en éducation. 

Tout en reconnaissant qu’au Québec, «on a encore du chemin et du travail à faire», le ministre Proulx a soutenu que les comparaisons entre le Québec et l’Ontario doivent être prises avec un grain de sel. Parce que dans la province voisine, la note de passage est de 50 % au lieu de 60 %, et que des aménagements sont possibles quant aux matières sanctionnées qui mènent au diplôme. 

L’Institut du Québec recommande de créer un Institut d’excellence en éducation, afin que les décisions pédagogiques prises dans les écoles se basent sur des résultats de recherches et de bonnes pratiques. Le ministre Proulx a dit être en train de rédiger un projet de loi pour permettre la création de cet Institut. Il espère pouvoir déposer ce projet de loi d’ici la fin de la session parlementaire, en juin. 

Jouer au yo-yo

De leur côté, les partis d’opposition ne se sont pas gênés pour mettre le bonnet d’âne sur la tête du gouvernement libéral. Le Parti québécois a accusé les libéraux d’avoir coupé des services en éducation, avant d’en redonner. «C’est jouer au yo-yo avec l’éducation», a lancé le chef Jean-François Lisée. 

Le député Alexandre Cloutier a d’ailleurs déposé un projet de loi qui crée «un bouclier de protection budgétaire des services à l’éducation, à l’enfance et à la protection de la jeunesse». Ce projet de loi prévoit que les coûts de base du système d’éducation soient dorénavant protégés de toute compression budgétaire.

«C’est un retard inexcusable de diplomation», s’est insurgé Jean-François Roberge, député de la Coalition avenir Québec. Selon lui, le Québec doit oser revoir le système d’éducation et les façons de faire. Notamment en donnant la chance à tous les petits Québécois de fréquenter la maternelle quatre ans, alors que seulement 5 % des enfants y ont accès aujourd’hui. 

Pour Gabriel Nadeau-Dubois, de Québec solidaire, les écoles du Québec sont en crise, et le ministre Proulx doit réagir. «L’attitude du ministre, ça s’appelle du jovialisme. On fait comme s’il n’y avait pas de problème.»

Éducation

Lutte contre l’intimidation: les écoles ont déjà les «outils», estime Proulx

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, n’entend pas soumettre une proposition législative pour s’attaquer au problème d’intimidation en milieu scolaire, jugeant que les écoles du Québec possèdent déjà les «outils» pour y arriver.

«Il y a une loi qui est en place pour lutter contre l’intimidation, les violences et les violences sexuelles», a dit le ministre, questionné en Chambre par le Parti québécois (PQ) sur les agressions sexuelles vécues par des enfants à l’école. 

Pour M. Proulx, les commissions scolaires possèdent également les «outils financiers pour pouvoir travailler» à lutter contre la problématique.

«C’est dans les écoles que se passent ces événements, si événements il y a, et c’est dans les écoles qu’on doit travailler pour les enrayer et prévenir. Ce n’est pas ici, à l’Assemblée nationale, qu’on va établir les guides [pour régler des conflits]. C’est dans les écoles qu’on va faire ce travail», a répondu le ministre lors de la période de questions.  

Alors que la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Carole Poirier, talonnait le ministre sur la nécessité d’une loi-cadre sur les agressions sexuelles à l’école, Sébastien Proulx a réaffirmé que l’existence de la Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école outille de façon adéquate les écoles pour faire face au problème et le régler. 

Éducation

Possible grève chez le transporteur de la Western Québec

Les chauffeurs d’Autobus Outaouais pourraient déclencher une grève à compter du 8 mai, ce qui priverait de transport scolaire quelque 2000 élèves de la Commission scolaire Western Québec (CSWQ).

Selon un communiqué diffusé par la section locale 800 de l’Union des employés et employées de service de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), une rencontre « de dernière chance » aura lieu jeudi entre le comité de négociation représentant les chauffeurs d’Autobus Outaouais et la partie patronale.

Cette rencontre vise à « dénouer l’impasse » pour parvenir à un renouvellement du contrat de travail. « À la suite de cette rencontre, les dernières offres de l’employeur seront présentées aux membres, le 7 mai, lors d’une assemblée générale, et un vote décisif sera pris », indique le syndicat.

En cas de rejet par les membres, une grève générale illimitée serait déclenchée dès 0h01, le mardi 8 mai.