En Outaouais, la Western Quebec School Board impose un taux du 100 $ d'évaluation foncière plus bas que les quatre commissions scolaires francophones.

Western Québec veut le statu quo

Dans un communiqué diffusé mercredi, la CSWQ indique qu'elle « préfère maintenir le statu quo concernant la taxe scolaire ».
« Si le ministère a l'intention de changer les règles d'imposition et les règlementations, il doit le faire sur le plan provincial, et non seulement en faire une solution régionale pour l'Outaouais, a indiqué le président de la CSWQ, James Shea. Nos confrères anglophones ont vécu l'effet contraire pendant plusieurs années dans d'autres régions du Québec sans aucune mention de changement de la part du ministère ».
M. Shea avait aussi plaidé pour une solution à l'échelle provinciale, en soulignant que l'accroissement du nombre de contribuables « n'améliore pas » la situation financière de la CSWQ.
« Si l'on a davantage d'argent avec la perception de taxes, le gouvernement nous transfère moins de fonds. Ça s'équilibre », avait-il mentionné.
La CSWQ souligne par ailleurs que le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, « n'a pas contacté le président pour discuter des changements imminents concernant le système de taxation scolaire » en Outaouais.
Une solution en mai
Dans le cadre d'une rencontre tenue la semaine dernière à Québec avec des représentants des quatre commissions scolaires francophones de la région, le ministre « a promis qu'en mai, il y aurait une solution », avait rapporté le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu. Selon ce dernier, les commissions scolaires francophones de la région ont perdu « près de 16 000 » payeurs de taxes au profit de la CSWQ, au cours des deux dernières années.
Le taux de taxation est actuellement beaucoup plus bas à la CSWQ que dans les commissions scolaires francophones de la région.