Normand Labrie quittera son poste cet été.

UOF: le recteur Labrie quittera son poste

Le recteur par intérim de l’Université de l’Ontario français (UOF), Normand Labrie, a annoncé jeudi qu’il quittera son poste à la fin de son présent mandat en juin.

M. Labrie a été nommé à titre de vice-doyen de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto. Son nouveau mandat sera effectif à compter du 1er juillet.

M. Labrie avait signé une entente d’un an pour devenir recteur par intérim à l’UOF au mois de juillet 2018. Son contrat vient donc à échéance le 30 juin prochain.

En entrevue avec Le Droit, M. Labrie souligne qu’il demeurera impliqué dans le projet de l’UOF.

« Je ne quitte pas vraiment le projet de l’Université de l’Ontario français, je reste professeur associé au moins pour les deux prochaines années. C’est un poste bénévole, mais ça me permet de rester impliqué au sein du projet sur le plan académique. C’est certain que je ne pourrai pas y consacrer autant de temps parce que je vais avoir un autre poste à temps plein ailleurs, mais je suis le dossier depuis plusieurs années et je vais continuer dans cette voie-là. C’est un projet qui me tient vraiment à cœur. »

Le départ de M. Labrie s’inscrit principalement dans un contexte de crise pour L’UOF. Quant à la réalisation du projet de l’université, il préfère demeurer prudent. « Le financement de la province a été mis sur la glace. Est-ce que ça va durer 2 mois ou 2 ans ? J’en ai aucune idée. On s’attend quand même à ce que le gouvernement remette le financement à l’ordre du jour éventuellement. On n’exclut pas cette possibilité. »

Il estime qu’il ressent « beaucoup d’enthousiasme » de la part des gens impliqués dans la mise en place de l’institution scolaire francophone.

« C’est un beau projet qui répond aux besoins de la société d’aujourd’hui et de demain. C’est un projet qui part sur de nouvelles bases et qui peut servir de modèle au niveau ontarien, mais aussi au niveau international. »

Il mentionne également que le financement octroyé par patrimoine canadien en janvier viendra appuyer la mission académique de l’université.

« Le Carrefour francophone de savoir et d’innovation est un regroupement d’organismes qui seront établis sur le campus éventuellement quand il va être prêt. Ces organismes-là vont participer à la formation des étudiants et offriront une pédagogie expérientielle durant les stages aussi. Le financement de patrimoine canadien nous permet de se concentrer davantage sur ce volet-là. »