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Les élèves du primaires en Outaouais seront de retour en classe dès lundi.
Les élèves du primaires en Outaouais seront de retour en classe dès lundi.

Une réouverture des écoles attendue dans le réseau scolaire en Outaouais

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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Après cinq semaines d’enseignement à distance, les élèves du primaire de l’Outaouais pourront réintégrer les classes dès le lundi 10 mai, a annoncé le premier ministre François Legault. Une réouverture attendue avec impatience dans le réseau scolaire de la région.

«Je suis contente qu’on soit rendu là, a lancé d’emblée la directrice générale du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO), Nadine Peterson. Si on décide de rouvrir les écoles primaires, c’est qu’il y a une certaine amélioration des cas dans la région. Pour moi, c’est une bonne nouvelle.»

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Un avis partagé par la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO), Suzanne Tremblay, qui salue aussi l’approche de réintégration graduelle pour les élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaire des MRC de Papineau et de la Vallée-de-la-Gatineau qui basculeront en zone rouge.

«C’était attendu. Les enseignants ont très hâte de retrouver leurs élèves avec eux, dans une classe. […] On y va aussi de façon graduelle de sorte que, présentement c’est le primaire, et le secondaire dans une infime partie de la région seront de retour. On attend dans le coeur de Gatineau pour rouvrir les écoles secondaires, c’est une sage décision.»

Le CSSPO et le SEO ont tous deux souligné que la situation épidémiologique de l’Outaouais était encore «fragile» et qu’il ne fallait pas baisser la garde pour autant. Tenant à rassurer les parents, Mme Peterson a rappelé que les protocoles sanitaires en place dans les établissements scolaires avant la fermeture des écoles au début du mois d’avril seront toujours en vigueur au retour des classes, lundi.

«Avant de partir, les mesures sanitaires étaient bien mises en place. Le personnel est très rigoureux dans l’application des mesures. Je sais que certains parents sont inquiets. Je pense que c’est important de renvoyer les enfants.»


« J’encourage les parents à renvoyer leurs enfants, mais je veux qu’ils se sentent en sécurité aussi. »
Nadine Peterson

De son côté, Mme Tremblay a fait valoir que les élèves sont actuellement «dans une étape importante qui mènera dans les prochaines semaines à la fin de l’année scolaire». Dans ce contexte, elle espère que le gouvernement évitera de jouer au yoyo avec les écoles.

«On espère que les écoles seront maintenues ouvertes jusqu’à la fin. On espère qu’ils ont bien analysé la situation. […] Ça serait difficile de retourner en arrière dans un moment aussi important de l’année.»

Réouverture hâtive ?
Alors que l’Outaouais a enregistré ces derniers jours une baisse des hospitalisations, le nombre de patients qui occupent un lit au sein d’unités COVID-19 dans la région demeure élevé.

La semaine dernière, la directrice régionale de la santé publique, Dre Brigitte Pinard, mentionnait que les hospitalisations étaient un « élément essentiel » pour envisager des allègements comme la réouverture des écoles primaires.

En entrevue avec Le Droit, le ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a indiqué que la décision de rouvrir les écoles, «comme toutes les décisions» avait été prise «par le gouvernement après avoir reçu des recommandations de la direction générale de la Santé publique, qui bien sûr, est conseillée par ses propres directions régionales.» Questionné à savoir s’il y avait un risque de revivre une autre fermeture des écoles, M. Lacombe a soutenu qu’il y avait «toujours un risque qu’on doive les refermer.»

«On a toujours dit que la priorité est de protéger la santé des gens, mais que tout de suite après, c’est de pouvoir faire en sorte que nos enfants restent à l’école. Si vous me posez la question comme ministre, mais aussi comme parent, je préfère que mes enfants retournent à l’école dès que l’occasion se présente pour qu’ils puissent poursuivre leurs apprentissages, même s’il y a toujours un risque qu’on doive les refermer. Si on attend d’être sorti de la pandémie pour rouvrir les écoles, je pense que les inconvénients vont être pas mal plus grands que les avantages.»

Mai, le mois de « l’espoir »
Si le mois d’avril a été le mois «de tous les dangers», M. Lacombe est d’avis que le mois de mai sera celui de «l’espoir», martelant l’importance du respect des règles sanitaires.

Le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe

«On peut peut-être dire avec beaucoup de prudence que le mois de mai sera le mois de l’espoir si tout le monde emboîte le pas et décide d’aller se faire vacciner tout en continuant d’être prudent», a-t-il conclu.