Des documents indiquent que le gouvernement progressiste-conservateur annoncera une réduction obligatoire des frais de scolarité dans les collèges et universités jeudi, sans donner plus de détails.

Une réduction des frais de scolarité ne ferait pas l’unanimité

TORONTO — Les informations selon lesquelles l’Ontario est sur le point de réduire les frais de scolarité de 10 % sont accueillies avec circonspection. Les personnes concernées s’inquiètent des conséquences pour l’enseignement supérieur et craignent que cette annonce ne soit accompagnée d’une réduction des prêts et bourses aux étudiants.

Des documents indiquent que le gouvernement progressiste-conservateur annoncera une réduction obligatoire des frais de scolarité dans les collèges et universités jeudi, sans donner plus de détails.

La Fédération canadienne des étudiants a écrit sur Twitter que « les étudiants doivent rester prudents face aux informations faisant état d’une réduction de 10 % des frais de scolarité ».

L’organisme rappelle que le mois dernier, le vérificateur général de l’Ontario a ouvert la voie à d’importantes compressions dans le Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario. La Fédération se demande si cela rendra l’éducation postsecondaire plus abordable.

Le gouvernement libéral précédent avait augmenté le nombre de bourses et permis aux étudiants ayant les plus importants besoins financiers de fréquenter gratuitement un collège ou une université.

Le vérificateur général a toutefois constaté le mois dernier que les coûts de ce programme avaient bondi de 25 %. Il avait averti qu’ils pourraient atteindre 2 milliards $ annuellement d’ici 2020-2021.

Les conservateurs sont en train d’essayer de réduire un déficit qu’ils établissent à 14,5 milliards $, bien que le Bureau du directeur de la responsabilité financière de l’Ontario affirme qu’il est plus près de 12 milliards $.

Le porte-parole du NPD pour les universités et collèges, Chris Glover, a déclaré que le manque de financement que les universités et les collèges subiraient avec moins de revenus signifierait des cours annulés, des classes plus nombreuses et des professeurs mis à pied.

Une réduction des frais de scolarité de 10 % enlèverait environ 360 millions $ aux universités et 80 millions $ aux collèges.

Le cadre actuel des frais de scolarité, qui plafonne les augmentations à 3 % pour la plupart des programmes, expire à la fin de la présente année scolaire. Dans un nouveau cadre, leur coût diminuerait de 10 % pour l’année 2019-2020, puis les frais seraient gelés l’année suivante.

Le gouvernement ontarien affirme qu’un étudiant universitaire de premier cycle en arts et en sciences économiserait ainsi environ 660 $, et que l’étudiant universitaire moyen épargnerait 340 $.