En vue de la mise en œuvre des nouveaux bulletins en Ontario, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est développera sa première école «incubatrice». Également une première dans la province.

Une première ontarienne au CECCE

À quelques mois de la mise en place des nouveaux bulletins scolaires dans toutes les écoles de l’Ontario, prévue pour la prochaine rentrée scolaire, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) innove en développant la toute première école « incubatrice » de la province.

Le projet, qui sera déployé à l’École élémentaire catholique George-Étienne-Cartier, dans le sud de la capitale, consistera à explorer des stratégies d’apprentissage et des outils de mesure des nouvelles compétences globales élaborées par le ministère de l’Éducation, le tout avec l’appui d’experts dans le domaine, dont l’auteur et consultant Michael Fullan.

L’automne dernier, le gouvernement Wynne a annoncé qu’il prendrait un virage en 2018 dans le système scolaire en élaborant des bulletins conçus dans le but de mesurer des compétences globales comme la communication, la collaboration, l’autonomie dans l’apprentissage, la pensée critique, l’innovation ainsi que la créativité et la citoyenneté, le tout afin d’aider les jeunes à mieux faire face à un monde en constante évolution.

Le concept d’école incubatrice permettra d’ores et déjà au CECCE de préparer les élèves de cette institution à cet éventuel changement grâce à l’actualisation des compétences à développer dans le Profil sortie de l’élève.

« Cette école incubatrice démontre une fois de plus le caractère visionnaire du Conseil. Avant même la mise en place des nouvelles méthodes d’évaluation du ministère, cette école aura l’occasion de parfaire ses pratiques professionnelles pour développer, chez les élèves, les compétences globales », a indiqué la présidente du CECCE, Johanne Lacombe.

Selon la surintendante de l’éducation Eugénie Congi, il était tout naturel de franchir cette nouvelle étape pour le conseil scolaire, qui navigue autour de ces mêmes compétences globales depuis 2014.

« On a vu ici une opportunité d’approfondir ce qu’on fait déjà. Cette vision permet d’avoir dans le futur de jeunes adultes engagés et épanouis. C’est de se demander comment peut-on moderniser l’école pour ce que les élèves ont besoin aujourd’hui, mais surtout demain, car on les prépare pour des emplois qui n’existent souvent même pas encore. Le projet d’école incubatrice va permettre de faire un pas de plus au niveau des pratiques professionnelles et pédagogiques », a-t-elle dit.