Les signataires de la pétition réclament « que la fratrie devienne la priorité avant le lieu de résidence », afin que « les enfants d’une même famille fréquentent la même école ».

Une pétition pour prioriser la fratrie à la CSPO

Une pétition vient d’être lancée pour réclamer que la fratrie ait préséance sur l’adresse des élèves lorsque la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) doit déplacer des enfants pour cause de surplus.

Karine Lauriault a récemment dû annoncer à ses deux garçons qu’ils ne fréquenteraient pas la même école l’an prochain. L’aîné passera en première année à l’école de la Forêt, dans le secteur Aylmer. Mais son petit frère devra faire ses premiers pas en maternelle à l’immeuble de la Petite-Ourse de l’école des Tournesols.

La nouvelle est tombée la semaine dernière. « Le plus jeune pose beaucoup de questions, indique Mme Lauriault. Le plus vieux a beaucoup pleuré. Ils pensaient qu’ils seraient à la même école. »

Se disant consciente que la politique de gestion des surplus « ne peut pas rendre tout le monde heureux », Mme Lauriault juge que le maintien des enfants d’une même famille dans un seul établissement « doit primer sur l’adresse ».

Tout en essayant de rassurer ses enfants, Karine Lauriault a lancé une pétition, en fin de semaine, pour tenter de faire bouger les choses à la CSPO.

Mis en ligne sur le site Care2 Petitions, le document souligne que « la fratrie (frère et sœur) n’est pas la priorité de la CSPO lors de l’admission/réinscription », une façon de faire qui « peut signifier plus d’un arrêt le matin et le soir, différentes plages horaires, etc. ».

Mme Lauriault s’attend d’ailleurs à devoir conjuguer avec des horaires différents, le début des classes se faisant à 45 minutes d’intervalle entre les deux écoles que fréquenteront ses enfants.

Les signataires de la pétition réclament donc « que la fratrie devienne la priorité avant le lieu de résidence », afin que « les enfants d’une même famille fréquentent la même école ».

« Unissons nos voix pour le développement et le bien-être de nos enfants », est-il aussi mentionné dans la pétition en ligne.

Karine Lauriault s’engage à la déposer au conseil des commissaires du mois de juin si au moins 500 personnes y apposent leur signature virtuelle. Mercredi après-midi, la pétition avait recueilli l’appui de 161 signataires.

Le président de la CSPO, Mario Crevier, avait indiqué au Droit plus tôt ce printemps que la politique de gestion des surplus pourrait être revue l’an prochain. Si tel est le cas, les modifications risqueraient toutefois de ne pas entrer en vigueur avant l’automne 2021, avait souligné M. Crevier.

Ailleurs dans la région, la Commission scolaire des Draveurs utilise une grille de pointage considérant entre autres les transferts antérieurs, l’ancienneté à l’école et la fratrie pour gérer les surplus d’élèves dans ses écoles.