Même si le Cégep de l’Outaouais ne déposera pas ses demandes en vue des prochaines négociations avec ses enseignants en même temps que celles du syndicat, la direction de l’établissement invite le CPNC à considérer une telle avenue «pour le futur».

Une ouverture du Cégep pour une demande syndicale

Même si le Cégep de l’Outaouais ne déposera pas ses demandes en vue des prochaines négociations avec ses enseignants en même temps que celles du syndicat, la direction de l’établissement invite le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) à considérer une telle avenue «pour le futur».

À l’initiative de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), le Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l’Outaouais (SEECO) avait récemment demandé que le dépôt de la partie patronale se fasse au même moment que le dépôt syndical.

La loi prévoit toutefois que les syndicats doivent le faire en premier.

Le président du SEECO, Christian Bernier, estime qu’une telle façon de faire «donne le gros bout du bâton» à l’employeur.

Dans sa réponse à la demande du SEECO, la direction du Cégep souligne qu’«il va de soi qu’un tel appui, de la part d’un administrateur, n’est que peu possible». En conséquence, le Cégep ne «prendra pas position en lien avec une telle demande» après du CPCN pour les présentes négociations.

La direction du Cégep ouvre cependant la porte à ce que des démarches soient faites pour que le processus se déroule autrement pour les négociations subséquentes.

«Nous invitons le CPNC à considérer ladite demande pour le futur et à étudier la possibilité d’entamer les démarches pour modifier la loi, lit-on dans la lettre. Les relations patronales-syndicales demeurent fragiles. Chaque occasion pour améliorer ces relations ne peut être ignorée.»

Au SEECO, Christian Bernier affirme qu’il «aurait aimé une réponse plus directe» à la demande pour des dépôts simultanés. Le président du syndicat se dit malgré tout «bien content» du soutien obtenu pour l’avenir, même si cela n’offre aucune garantie que le gouvernement modifiera la loi.