Le débrayage de mardi se veut la deuxième journée de grève d’une banque qui en contient six.

Une grève «injustifiée», selon la partie patronale

L’Association patronale des centres de la petite enfance syndiqués de l’Outaouais (APCPESO) dénonce la « grève surprise injustifiée » de mardi dans 17 CPE de l’Outaouais.

Dans une lettre envoyée lundi après-midi aux parents touchés par la journée de grève de mardi, l’APCPESO s’insurge notamment de la manière dont le débrayage a été annoncé.

« Le syndicat des travailleuses en CPE de l’Outaouais s’était engagé à prévenir longtemps à l’avance les parents des 800 familles que nous desservons de la tenue d’une première journée de grève surprise, est-il écrit dans la lettre. C’est fait, à moins de quatre jours d’avis, et par les médias ! Une occasion manquée de respecter les parents qui sont pris en otage et qui doivent trouver rapidement une formule de rechange pour la garde des enfants. »

La partie patronale affirme ne pas connaître « les motifs exacts » de la grève, et souligne que des rencontres de conciliation commenceront au début mars. Alors que les aspects pécuniaires ont déjà fait l’objet d’une entente provinciale l’automne dernier, l’APCPESO se demande « pourquoi le syndicat déclenche une grève pour quatre clauses non monétaires qui avantageront les travailleuses si elles sont adoptées ». La partie patronale affirme aux parents qu’elle ne demande « aucun recul sur les conditions de travail », tout en soutenant que le syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux « fait toujours primer l’ancienneté dans ses positions et ce, au détriment de l’enfant ».

Le débrayage de mardi se veut la deuxième journée de grève d’une banque qui en contient six. La première avait eu lieu l’automne dernier.