Les retards dans les travaux de rénovation à l’école Saint-Paul irritent plusieurs commissaires.

Une commissaire irritée par les retards dans les contrats à la CSPO

Les retards dans les octrois de différents contrats de construction à la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) irritent la doyenne du Conseil des commissaires de la CSPO, Francine Lorange.

« Tous les jours, on apprend des grands retards. Il y a plein de choses qui se passent, et il faut que ça change à un moment donné », a pesté Mme Lorange en point de presse mercredi soir, ciblant la direction de la CSPO.

Mme Lorange fait cette sortie en marge de la séance ordinaire du Conseil des commissaires. Elle a notamment fait référence au dossier de l’école secondaire Mont-Bleu et à un contrat d’un peu moins de 4,2 millions $ pour des travaux de décontamination et de rénovation. Elle a déploré que les échéanciers n’étaient toujours pas coulés dans le béton. Rappelons que le sort s’est acharné sur le bâtiment du boulevard de la Cité-des-Jeunes qui a été la proie de deux incendies à la suite du passage d’une tornade en septembre 2018.

« Le ministre (Lacombe) avait bien dit qu’il y avait des échéanciers bien précis pour la réouverture de l’école. Le Centre Asticou ne nous gardera pas des années non plus », a souligné Mme Lorange.

Il y a eu aussi des problèmes avec l’appel d’offres pour la construction de la nouvelle école primaire (036) dans le Plateau ainsi que des retards dans les travaux de rénovation à l’école Saint-Paul à la suite du bris d’une conduite d’eau en janvier dernier qui a affecté des classes préscolaires. Dans ce dossier, les enfants ont dû être relocalisés dans une autre école. Les jeunes d’âge préscolaire sont toutefois rentrés progressivement cette semaine après que la rentrée eut été retardée d’environ deux semaines.

« En 33 ans, c’est la première fois que je vois autant de problématiques. Ça retontit tous les jours », a déploré Mme Lorange.

Le Conseil des commissaires a convenu mercredi soir que les coûts supplémentaires imputables au sinistre et aux retards dans la rénovation de l’école Saint-Paul soient assumés par le budget de la CSPO et non par celui de l’école.

Le Droit n’a pu obtenir la réaction de la direction de la CSPO puisque le directeur général, Jean-Claude Bouchard, était dans une réunion à huis clos avec les commissaires au moment d’écrire ces lignes.

Syndicat

Par ailleurs, des employés non enseignants de la CSPO ont déploré des communications déficientes entre la direction et les employés concernant des décisions qui affectent les conditions de travail.

« Quand on envoie un courriel et qu’on reçoit une réponse 14 jours plus tard, ça n’a pas de sens. Apprendre aussi que nos membres sont déplacés dans un centre communautaire via les médias, ça aussi c’est inacceptable », a indiqué en point de presse Simon Dostie-Cormier, du Syndicat du soutien scolaire de l’Outaouais.

Le président de la CSPO, Mario Crevier, a indiqué qu’il allait donner une réponse écrite au syndicat.