Des propos d’une chargée de cours de l’UQTR font réagir.

Une chargée de cours de l'UQTR dans l’eau chaude

TROIS-RIVIÈRES — Une chargée de cours de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) devra rendre des comptes au département des ressources humaines après qu’un étudiant a porté plainte contre elle concernant des propos qu’elle a tenus en classe. Dans sa chronique publiée lundi dans La Presse +, le journaliste Patrick Lagacé raconte avoir rencontré la chargée de cours qui lui a affirmé notamment que la Terre est plate et que l’Homme n’a jamais posé le pied sur la Lune.

La dame, qui enseigne au centre universitaire de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent de l’UQTR, à Vaudreuil-Dorion, a partagé ses croyances avec ses étudiants. L’un d’eux a porté plainte à l’UQTR.

Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, confirme qu’une plainte a été déposée et qu’elle est présentement étudiée. «Le service des ressources humaines va rencontrer la chargée de cours concernée. On a besoin de connaître sa version et on va la traiter selon les règles habituelles lorsqu’on a une plainte d’un élève», affirme-t-il.

N’est-il pas préoccupé d’apprendre qu’une chargée de cours de son institution avance différentes théories, entre autres, que «tout vient de deux sources», soit «Dieu et Satan», comme on peut le lire dans la chronique de Patrick Lagacé? «C’est clair que ce n’est pas dans le plan de cours. On va prendre les mesures qui s’imposent en pareilles circonstances», réitère le recteur. «Chose certaine, l’analyse est déjà en cours», ajoute-t-il.

En plus de son campus à Trois-Rivières et celui de Drummondville, l’UQTR compte huit centres universitaires. Dans sa chronique, alors que les universités multiplient les endroits où il est possible de suivre leurs programmes, Patrick Lagacé se demande si la qualité de l’enseignement n’est pas diluée. M. McMahon assure que ce n’est pas le cas. «Il n’y a aucun doute quant à la qualité de la formation qui est donnée dans l’ensemble de nos programmes que ce soit sur le campus ou hors campus. Les étudiants ont droit exactement à la même qualité de formation puisque ce sont exactement les mêmes diplômes ou certificats, et je n’ai pas honte de la qualité de l’enseignement qui se donne par l’ensemble de nos professeurs et de nos chargés de cours. Si – et je dis bien si – il y a quelqu’un qui ne s’est pas comporté comme il se doit, nous allons suivre les procédures qui sont prévues en pareil cas. S’il doit y avoir des mesures disciplinaires, il y aura des mesures disciplinaires.»