Dominique Martel est l’éducatrice qui s’occupe du départ des enfants du service de garde avec l’application HopHop à l’école primaire La Maisonnée.

Une application pour réduire le temps d’attente au service de garde

Les parents dont les enfants fréquentent le service de garde de l’école primaire La Maisonnée peuvent maintenant attendre moins longtemps lorsqu’ils vont les récupérer en fin de journée. Dans le cadre d’un projet pilote, l’école du boulevard Mi-Vallon teste actuellement l’application HopHop, qui permet d’aviser les responsables du service lorsqu’ils quittent le boulot en direction de La Maisonnée. Celle-ci est la première école de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) à offrir ce service aux parents.

Ces derniers ont d’abord pu expérimenter l’application gratuitement avant de s’abonner officiellement, ce qui coûte 20 $ par année. 

Le service de garde l’Arche de Noé de la Maisonnée compte environ 80 parents inscrits à l’application et il accueille 230 enfants en fin de journée. L’école primaire est l’une des deux écoles les plus populeuses de la commission scolaire. En fin de journée, les abords du service de garde devenaient souvent très congestionnés, racontent Dominique Martel et Sophie Croteau, respectivement éducatrice à l’accueil et éducatrice classe principale à l’Arche de Noé.

HopHop permet aux parents d’aviser le service de garde lorsqu’ils quittent le travail pour se rendre à l’école. Avertie grâce à l’application qui fonctionne avec un GPS, Dominique Martel appelle l’enfant pour qu’il s’habille. « L’enfant se prépare pendant que le parent est en route. Les parents, quand ils arrivent, c’est merveilleux », explique Mme Martel, en soulignant que le système n’est pas infaillible : un enfant peut tout de même flâner en attendant ou perdre une mitaine en chemin... Le système, pour lequel elle a été formée, lui a demandé un peu d’adaptation : elle doit gérer à la fois les enfants dont les parents ont téléchargé HopHop et ceux qui ne l’utilisent pas. Elle souligne que l’application est sécuritaire et qu’elle sait quelles personnes sont autorisées à venir chercher l’enfant. 

« Quand le parent s’inscrit, il envoie une photo du parent et de l’enfant », note Mme Croteau. L’application compte huit minutes de préparation, mais celle-ci peut être ajustée en fonction des saisons. 


« Je me suis dit que j’allais l’essayer et voir ce que ça allait donner.  »
Mariève Poisson

Des parents peuvent aussi programmer un moment précis pour aller récupérer leur enfant.

L’équipe a eu certaines appréhensions, notamment que le service de garde ait l’air d’une commande à l’auto, illustre Sophie Croteau. Ces craintes se sont toutefois effacées en constatant les bénéfices observés. 

Mère de cinq garçons dont quatre qui fréquentent le service de garde, Mariève Poisson est très satisfaite de sa première semaine avec HopHop. 

Elle arrive, raconte-t-elle, et les quatre enfants l’attendent assis sur une chaise, tous habillés. La mère de famille pouvait attendre une vingtaine de minutes; le temps d’attente a chuté drastiquement. 

« Je me suis dit que j’allais l’essayer et voir ce que ça allait donner. Dominique à l’accueil a vu le bonheur dans mes yeux! » 

Mme Poisson souligne qu’elle n’est pas très « techno », mais HopHop s’avère facile d’utilisation. Si elle a un rendez-vous avec un des enfants, elle peut, grâce à l’application, aviser de l’heure où elle passera le chercher, un moment qui sera différent de celui où elle passe récupérer les autres. 

HopHop a été créée par deux pères, David Hilario, créateur et responsable technologique, et Sébastien Parent, responsable de l’intégration et du développement commercial. HopHop peut aussi servir dans les camps de jour. À Sherbrooke, l’école privée Vision l’utilise, selon M. Parent. D’autres écoles de Sherbrooke se sont montrées intéressées à utiliser cette technologie. 

« Si tout va bien, ça pourrait s’ouvrir à d’autres écoles », commente M. Parent. Environ 120 écoles de la province l’ont adoptée, entre autres dans les régions de Montréal, Québec et Gatineau. Sébastien Parent précise qu’une entente a été signée avec la CSRS pour ce premier projet pilote sur le territoire de la commission scolaire, notamment au sujet des données confidentielles et du respect des règles à ce sujet.