Les consignes dictées par les autorités de santé publique s’ajouteront à la liste de règles que les enseignants devront faire respecter dans les «mini-sociétés» que sont les écoles.
Les consignes dictées par les autorités de santé publique s’ajouteront à la liste de règles que les enseignants devront faire respecter dans les «mini-sociétés» que sont les écoles.

Une année scolaire « pas comme les autres »

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Les consignes dictées par les autorités de santé publique s’ajouteront à la liste de règles que les enseignants devront faire respecter dans les «mini-sociétés» que sont les écoles. Le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO) est toutefois bien conscient que malgré toutes les mesures en place, des éclosions de COVID-19 pourraient survenir dans certains milieux scolaires.

La présidente du SEO, Suzanne Tremblay, souligne que les enseignants sont déjà habitués à intervenir auprès de leurs élèves pour assurer le respect des consignes qui sont normalement en vigueur entre les murs des écoles, de concert avec les autres membres du personnel et les directions.

«Le rôle des enseignants et des enseignantes, c’est d’éduquer des gens, rappelle-t-elle. Des règles, dans une école, on a toujours à faire appliquer, alors les règles de santé publique viennent s’ajouter à ce qu’on fait déjà.»

Les enseignants devront entre autres apprendre aux enfants les différentes consignes de distanciation physique. Au sein d’une même classe, les enfants devront garder une distance de deux mètres avec leur enseignant, mais pourront côtoyer leurs camarades sans se soucier de la distance, puisque leur groupe sera considéré comme une «bulle». En présence d’élèves d’un autre groupe, un enfant devra toutefois garder une distance d’un mètre.

Les plus grands – dès la 5e année du primaire – devront aussi porter un couvre-visage lors de leurs déplacements en dehors de leur salle de classe.

«On fonctionne dans une mini-société dans une école et il y a des règles à suivre, illustre la présidente du SEO. Là, il y en aura un peu plus, et elles sont très importantes pour se protéger et protéger les autres. […] C’est de l’éducation et c’est sûr qu’il va falloir intervenir, parce que les jeunes vont peut-être oublier de remettre ou de bien placer leur masque, note Mme Tremblay. C’est sûr qu’il va y avoir des interventions, mais je pense que les professeurs ont été bien informés des consignes et on va voir à leur application.»

La présidente du SEO, Suzanne Tremblay

Stress

L’année scolaire 2020-2021 ne sera de toute évidence «pas comme les autres». «Cette rentrée-là se passe dans un contexte de pandémie et c’est sûr qu’on a des inquiétudes et que certains sont anxieux, a fait savoir Mme Tremblay. Mais présentement, on met en place tout ce qu’il faut pour assurer la sécurité de tous et on veut que les élèves se sentent bien dans nos classes. On veut passer une belle année scolaire, mais on sait très bien qu’on n’est pas à l’abri d’éclosions qui pourraient survenir dans une classe ou dans une école.»

Les enseignants sont aussi bien conscients que malgré les bulles créées à l’école, «les jeunes se côtoient dans d’autres sphères» et qu’ils peuvent ainsi être en contact, ailleurs, avec des amis qui ne sont pas dans leur groupe. Mais «chacune des sphères a d’autres règles» à suivre en raison de la pandémie, souligne Mme Tremblay.

En cas d’éclosion, des classes ou des écoles pourraient devoir fermer temporairement pour tenter de freiner la propagation du virus. Dans un tel cas, l’enseignement à distance devra être organisé rapidement. «On sait qu’on doit se préparer à ça, on est en train de parler de ces plans-là», assure la présidente du SEO.