Fatima Zeitoun, Tania Ornela-Iracounda et Fatouma Oumar ont participé au dernier café-communauté de la saison du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario.

Un outil pour faciliter l'intégration

Moustafa Yousef est un réfugié syrien originaire d'Alep, cette ville qui subit les horreurs de la guerre civile depuis des années. Il vit aujourd'hui à Ottawa avec sa famille. Samedi, comme d'autres, il a bravé les intempéries hivernales afin de prendre part au dernier café-communauté de la saison du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO).
Les bains de sang à Alep qui ont fait les manchettes au cours des derniers jours sont des tragédies humaines qui le rendent sans mot.
« C'est très, très difficile d'exprimer les sentiments et les émotions concernant ce qui se passe là-bas », a dit M. Yousef par l'entremise d'une interprète.
M. Yousef est un électricien de 35 ans. Il est arrivé au Canada en début d'année depuis la Jordanie avec sa femme et ses trois filles.
Les cafés-communautés du CEPEO aident des personnes comme M. Yousef, et d'autres nouveaux arrivants d'autres pays, à faciliter leur intégration au Canada et dans la région, et à se créer des réseaux. Ces rencontres permettent aussi d'appuyer les parents dans les réussites scolaires et sociales de leurs enfants.
Les activités proposent aux participants un éventail de sujets, dont les bulletins scolaires, les devoirs, la recherche d'emploi et la sécurité. Elles servent en outre à tisser des liens entre les nouveaux arrivants et aussi avec les différents intervenants de la communauté.
« C'est très, très important pour un nouvel arrivant puisque des gens sont ici pour partager de l'information dont nous avons besoin lors d'ateliers », a expliqué l'homme, citant à titre d'exemple les endroits où se procurer un permis de conduire.
L'adaptation au Canada n'est pas nécessairement facile en raison des différences culturelles et de la barrière de la langue, entre autres, mais il ne regrette pas d'avoir accepté de venir au Canada. Il a précisé que lui et sa famille s'adaptent rapidement à leur nouvel environnement.
Édith Dumont, directrice de l'éducation au CEPEO, a indiqué que les cafés-communautés ont été créés par le Conseil afin de permettre aux réfugiés de se regrouper, et pour ne pas les laisser à eux-mêmes dans leur nouvelle ville.
« Ça crée une solidarité communautaire très appréciable. Pour des parents, c'est rassurant. Pour des enfants, de voir leurs parents s'intégrer, réseauter, avoir des amis et connaître de nouvelles familles, ça aide énormément à leur intégration dans nos écoles », a expliqué Mme Dumont.
« Les parents demandent aussi des renseignements par rapport à leur propre cheminement de carrière. On travaille avec des organisations pour que soient évalués leur expérience de travail, leur diplôme », a ajouté Mme Dumont. 
« On s'est donné comme mission de faciliter l'intégration des nouvelles familles. Si on les accueille, accueillons-les dans l'ensemble des besoins qu'ils ont », a-t-elle continué.
Les cafés-communautés ont eu lieu dans des écoles du CEPEO au cours de la dernière année. D'autres doivent être tenus au cours de la prochaine année.