Le directeur général du Cégep de l'Outaouais, Frédéric Poulin, souhaite devenir le successeur du recteur de l’Université du Québec en Outaouais.

Un obstacle potentiel au rectorat de l'UQO pour Poulin

Si le directeur général du Cégep de l’Outaouais, Frédéric Poulin, souhaite devenir le successeur du recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Denis Harrisson, en janvier prochain, il devra convaincre le comité de sélection de passer outre sa toute première exigence qui est de détenir un doctorat. M. Poulin détient une maîtrise en enseignement et un baccalauréat en criminologie, mais n’a pas de diplôme universitaire de troisième cycle.

L’Assemblée des gouverneurs du réseau de l’Université du Québec a fait connaître, mercredi, les exigences sur lesquelles il se basera pour formuler une recommandation au gouvernement.

Il reviendra au Cabinet des ministres de nommer officiellement le nouveau recteur de l’UQO. M. Harrisson doit quitter son poste le 29 janvier prochain.

La présidente du syndicat des professeurs de l’UQO, Stéphanie Demers, a affirmé au Droit, mardi, qu’elle appuierait vivement une candidature de M. Poulin. Elle assure qu’une telle candidature susciterait énormément d’intérêt et serait perçue comme très positive par la communauté universitaire.

Que M. Poulin ne détienne pas de doctorat ne doit pas être suffisant pour le disqualifier, insiste-t-elle. «Je vais de loin préférer quelqu’un qui a fait ses preuves, qui a développé son établissement d’enseignement à tous les niveaux et qui l’a très bien fait à quelqu’un qui n’aurait qu’un doctorat», dit-elle.

Le secrétaire du comité de sélection, Me Martin Hudon, précise qu’il «appartiendra au comité de sélection de faire l’analyse des candidatures et d’évaluer les différents critères de sélections»

Mettre de côté sa première exigence pour considérer une éventuelle candidature de M. Poulin ne serait pas une première pour le réseau UQ. D’autres recteurs ont dirigé des universités du réseau, ailleurs au Québec, sans détenir de doctorat. C’est le cas, entre autres, de Johanne Jean, l’actuelle présidente du réseau des universités du Québec.

Cette dernière a été rectrice de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue de 2004 à 2017 alors qu’elle détenait un diplôme de 2e cycle.

L’Université de Montréal a pour sa part fermé un appel de candidatures pour le poste de recteur le 3 septembre dernier. Le fait de détenir un doctorat ne faisait pas partie des exigences de l’université montréalaise.