André Roy est actuellement à l’emploi de l’Université Concordia, à Montréal, et deviendra le premier recteur permanent de l'Université de l'Ontario français.
André Roy est actuellement à l’emploi de l’Université Concordia, à Montréal, et deviendra le premier recteur permanent de l'Université de l'Ontario français.

Un nouveau recteur pour l’Université de l’Ontario français

Après le départ de l’Université de l’Ontario français (UOF) du recteur par intérim Normand Labrie en juillet dernier, l’administration de la première l’institution postsecondaire franco-ontarienne a choisi André Roy pour combler le poste.

M. Roy, actuellement à l’emploi de l’Université Concordia, à Montréal, deviendra le premier recteur permanent de la nouvelle université, a annoncé l’UOF, mercredi matin.

Ce sont les années d’expérience d’André Roy au sein de « plusieurs institutions d’envergure » qui ont convaincu l'administration de l’UOF. 

M. Roy, qui deviendra bientôt le visage de l’institution académique franco-ontarienne, est un ancien professeur de l’Université de Montréal et y a assumé les tâches de vice-doyen à la recherche de la Faculté des arts et des sciences de l'institution. Il a été doyen de la Faculté de l’environnement à l’Université de Waterloo, en Ontario, et il occupe actuellement le poste de doyen de la Faculté des arts et des sciences à l’Université Concordia. 

« L’ambition et la pertinence de l’Université de l’Ontario français représentent une occasion en or de faire rayonner la francophonie – une cause dont j’ai toujours fait la promotion durant ma carrière, a souligné M. Roy dans un communiqué. C’est donc un véritable honneur et privilège pour moi de devenir le recteur d’une institution universitaire innovante dotée d’une approche pédagogique transdisciplinaire et d’un apprentissage expérientiel où le continuum entre l’enseignement et la recherche est valorisé. »

La présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF, Dyane Adam, s’est pour sa part dite choyée de « pouvoir compter sur le leadership inspirant, l’expertise et la vision avant-gardiste d‘André Roy ». 

L’emplacement de la nouvelle université, qui aura pignon sur rue sur les berges du lac Ontario, à Toronto, a été annoncé à la fin février. 

L’entente de financement a été ratifiée le 22 janvier dernier par les gouvernements provincial et fédéral.

Un recteur québécois… et puis?

Sur les réseaux sociaux, certaines personnes ont sourcillé en apprenant la nomination de M. Roy en tant que recteurs à l’UOF, soulignant le fait que le nouveau venu soit un Québécois. 

La présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF, Dyane Adam, a répondu en affirmant qu’il s’agit d’un faux débat et en déplorant que certains tentent de créer des divisions au sein de la francophonie. 

« Les francophones en Ontario, ce sont des personnes qui viennent de partout. Pour moi, être francophone, ce n’est pas où tu es né, non plus la génétique, ce sont des personnes qui parlent français et qui ont une appartenance à la francophonie. […] Les  universités, on se doit de trouver les meilleures personnes avec les compétences nécessaires, non seulement académiques, mais aussi une expertise. M. Roy a travaillé en Ontario et au Québec, en anglais et en français, et on sait très bien que l’UOF est une université francophone dans un univers anglophone, donc il est une personne tout à fait outillée et dévouée. »

Le recteur André Roy sera responsable de choisir le nouveau vice-recteur aux études et à la recherche. L’UOF affichera le poste prochainement, pour pouvoir le combler d’ici la fin de 2020, a confirmé Mme Adam. 

L’institution postsecondaire doit accueillir ses premiers étudiants en septembre 2021.