Selon le plan de match actuel, une bonne partie du bassin de l’école des Deux-Ruisseaux continuera d’être associée à l’école secondaire Mont-Bleu.

Un «compromis» pour que l'école secondaire du Plateau ouvre en 2021

Alors que des centaines de parents ont été invités à se mobiliser pour faire savoir aux élus gatinois qu’il y avait « urgence » d’agir afin que la future école secondaire du quartier du Plateau soit prête pour 2021, un « compromis » de dernière minute semble avoir été trouvé pour que le terrain accueille des infrastructures récréatives accessibles à toute la population.

Alors que des centaines de parents ont été invités à se mobiliser pour faire savoir aux élus gatinois qu’il y avait « urgence » d’agir afin que la future école secondaire du quartier du Plateau soit prête pour 2021, un « compromis » de dernière minute semble avoir été trouvé pour que le terrain accueille des infrastructures récréatives accessibles à toute la population.

Les parents de trois des quatre écoles primaires du quartier du Plateau ont reçu, ces derniers jours, un message de leur conseil d’établissement les invitant à se présenter à la réunion du conseil municipal de mardi soir pour « que les élus de la Ville de Gatineau saisissent l’importance d’agir rapidement et comprennent que les citoyens et leur clientèle scolaire s’attendent à ce qu’ils travaillent en collaboration » afin que l’école ouvre en septembre 2021.

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La Ville a toutefois soumis une proposition à la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), à la fin de la semaine dernière. « On leur a proposé un compromis, soit de trouver ensemble des aménagements sportifs ou récréatifs, pour le futur, qui seraient sur le terrain adjacent à l’école, où il y aurait dû avoir la palestre », a fait savoir la conseillère municipale du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette.

En raison de l’impossibilité de conclure une entente sur le partage du financement, la CSPO avait choisi, l’automne dernier, de construire l’école sans y inclure le projet de palestre municipale qui devait notamment servir au club Unigym. La possibilité d’installer un terrain de soccer ou des terrains de tennis près de l’école secondaire laissera donc davantage de choix pour dénicher un endroit où ériger une palestre, a souligné Mme Marquis-Bissonnette.

Le président de la CSPO, Mario Crevier, confirme que son organisation avait « une petite inquiétude » par rapport aux « délais administratifs » pour que le dossier soit approuvé par la Ville.

Le plan d’implantation et d’intégration architecturale du projet doit être approuvé par le conseil municipal mardi, tandis que la vente du terrain par la Ville doit avoir lieu dans les prochains mois.

« C’est réglé », assure maintenant M. Crevier. Le plan de match prévoit que la vente du terrain inclura une clause visant l’accès à d’éventuelles infrastructures sportives et récréatives installées près de l’école pour toute la population.

M. Crevier souligne que la CSPO a toujours été ouverte à ce que la communauté ait accès à des installations se trouvant sur les terrains des écoles, tout en précisant que la proposition de la Ville n’est arrivée que vendredi dernier. En fonction de ces plus récents développements, il estime que la mobilisation demandée aux parents n’est plus aussi primordiale qu’il le croyait au départ.

Mme Marquis-Bissonnette assure pour sa part que la Ville n’a jamais voulu mettre de bâtons dans les roues de la CSPO. « Ma préoccupation, c’est évidemment de répondre aux besoins scolaires des enfants, dit-elle. La façon dont j’ai travaillé, c’est que je souhaitais conjuguer les besoins scolaires – qui sont réels, importants et urgents – aux besoins d’activités récréatives. »

La conseillère du Plateau affirme avoir voulu assister, en vain, à une rencontre tenue la semaine dernière avec les conseils d’établissement des quatre écoles primaires du quartier.

« Ce que je déplore dans l’attitude de la CSPO, c’est que plutôt que de dialoguer avec nous, ils ont voulu mobiliser leurs conseils d’établissement. […] Je ne comprends pas pourquoi [la commissaire scolaire] Nathalie Villeneuve a refusé que j’assiste à cette rencontre, parce que la Ville est partenaire dans la construction d’écoles. J’aurais été en mesure d’expliquer certains aspects. »

Mme Villeneuve réplique pour sa part que la CSPO avait déjà eu des discussions avec la Ville, et que la rencontre visait donc seulement à informer les parents sur l’avancement du projet de l’école 041.