La rectrice de l’UQO, Murielle Laberge
La rectrice de l’UQO, Murielle Laberge

Trimestre d’automne: l’UQO se tourne vers une formule hybride

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) privilégie une formule hybride pour sa rentrée automnale.

C’est ce qu’a annoncé vendredi la rectrice de l’UQO, Murielle Laberge, qui est entrée en poste le 30 mars dernier.

Cette nouvelle formule hybride, adaptée à la crise sanitaire actuelle, sépare les cours en deux catégories : présentiel et non-présentiel.

Les cours magistraux de la plupart des programmes seront offerts entièrement dans un format virtuel. Pour ce qui est des formations qui nécessitent des travaux en laboratoire ou dans des ateliers, ces derniers seront offerts de façon traditionnelle avec la présence des professeurs ou des chargés de cours.

Cependant, Mme Laberge précise que ces formations qui se donnent sous la forme présentielle seront ajustées pour s’aligner avec les consignes sanitaires du gouvernement québécois.

« On a créé un comité de gestion de confinement et de déconfinement. On est en train de mettre en place la signalisation nécessaire pour garder les distances physiques, on est aussi en train d’installer du plexiglas à différents endroits. Notre plus grande préoccupation demeure toujours la santé et la sécurité de l’ensemble des membres de notre communauté. »

« Il y a aussi de l’équipement qui sera fourni. Deux masques seront distribués à chaque employé. Certains porteront des visières, comme les professeurs qui, dans des laboratoires, ne pourront pas respecter le deux mètres de distanciation avec les étudiants. »

Cette formule hybride retenue par l’UQO permettra d’accueillir jusqu’à 30 % des étudiants quotidiennement sur ses campus.

Pour ce qui est du programme préparatoire en médecine offert conjointement avec l’université McGill, à Montréal, les activités vont débuter cet automne comme prévu.

« Ça débute comme prévu, les étudiants vont avoir des cours en non-présentiel. Il y en a plusieurs quand même qui, selon leur choix, vont venir habiter dans la région. On va aussi s’arrimer avec l’université McGill », détaille Mme Laberge.

Mme Laberge assure que « toutes les informations seront fournies prochainement aux étudiants, car c’est important pour eux de savoir quels cours s’offre en présentiel ou en non-présentiel, de façon à ce qu’il puissent choisir leurs cours sans que ça affecte leur cheminement scolaire. »


« On veut qu’il y ait une certaine vie universitaire sur les campus. [...] On veut le plus possible avoir de la présence étudiante. »
Murielle Laberge

Pas de retour en arrière

La rectrice ne s’attend pas à ce que le plan présenté vendredi change si une deuxième vague de COVID-19 devait se manifester en septembre.

« Maintenant qu’on fait l’annonce, on ne retourne plus en arrière, parce qu’il y a des étudiants qui doivent se chercher ou non un logement. Tous les professeurs qui donnent des cours en présentiel doivent se prévoir un plan B si la situation se détériore. »

Mme Laberge souligne par ailleurs que le personnel de l’établissement commencera à être réintégré à compter du 22 juin.

« Nous amorcerons prochainement le déconfinement progressif de nos pavillons et campus. À la rentrée du trimestre d’automne, nos équipes seront prêtes à offrir la totalité de nos services à nos étudiantes et nos étudiants, même si certains continueront d’être offerts en non présentiel. »

À l’UQO, ce sont plus de 1 000 activités d’enseignement qui seront offertes par l’établissement scolaire à l’automne.

« On veut qu’il y ait une certaine vie universitaire sur les campus. C’est certain qu’on ne pourra pas offrir le même genre d’expérience qu’à l’habitude, mais on veut le plus possible avoir de la présence étudiante. »

Mme Laberge indique d’ailleurs que les inscriptions au trimestre estival ont grimpé de 15 %, même si l’entièreté des cours se donne en non-présentiel.