Quelques jours après la rentrée, le nombre total d'élèves transportés est à certains endroits semblable à celui de la dernière année scolaire, avant que la pandémie de COVID-19 n'éclate, en mars.
Quelques jours après la rentrée, le nombre total d'élèves transportés est à certains endroits semblable à celui de la dernière année scolaire, avant que la pandémie de COVID-19 n'éclate, en mars.

Transport scolaire en Outaouais: le casse-tête en bonne partie résolu

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Il est encore la cause de maux de tête et vient avec un coût, mais le casse-tête anticipé pour le transport scolaire en Outaouais, en raison des règles sanitaires qui réduisent du tiers la capacité d'accueil dans les véhicules, semble en partie résolu.

Quelques jours après la rentrée, le nombre total d'élèves transportés est à certains endroits semblable à celui de la dernière année scolaire, avant que la pandémie de COVID-19 n'éclate, en mars.

Au Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD), à titre d'exemple, les solutions mises de l'avant comme l'ajout sur le territoire de 16 autobus et berlines de la compagnie Autobus Campeau ont porté leurs fruits. 

En date du 2 septembre, on dénombrait 9449 écoliers du primaire et du secondaire transportés par autobus scolaire. À cela s'ajouteront progressivement 622 élèves ayant droit au transport et dont les parents ont accepté sur une base volontaire de ne pas utiliser le service en début d'année scolaire. Ces derniers seront réintégrés au fil des semaines à venir, indique-t-on.

On devrait donc en principe compter 10 071 élèves transportés et c'est sans compter les écoliers dont le lieu de résidence ne répond pas aux critères exigés (par exemple l'adresse doit être située à 1,6 km ou plus de l'école au primaire en milieu urbain) pourraient bénéficier d'accommodements. Ces demandes seront traitées plus tard en septembre. 

À titre comparatif, en incluant les accommodements, 10 198 élèves étaient transportés en 2019-2020 au CSSD.


« Dans certaines écoles, il a fallu doubler le nombre d'autobus. C'est près d'un million de dollars qu'il faudra trouver, mais c'était pour nous un incontournable d'offrir le transport à nos élèves. »
Manon Dufour

Une facture de près d'un million $

Réussir cette opération s'accompagne toutefois d'un coût majeur. Uniquement pour le transport scolaire, la facture sera gonflée de tout près d'un million $ pour le CSSD, prévient la directrice générale Manon Dufour.

«Il y a à la fois des coûts et des aménagements importants. Dans certaines écoles, il a fallu doubler le nombre d'autobus. C'est près d'un million de dollars qu'il faudra trouver, mais c'était pour nous un incontournable d'offrir le transport à nos élèves. On a travaillé hyper fort avec nos partenaires», note-t-elle, précisant qu'il s'agit sans contredis de l'une des plus importantes dépenses liées à la COVID-19.

Avec 3716 élèves desservis par le transport scolaire incluant 162 (à l'école secondaire Homisdas-Gamelin) par le biais de la Société de transport de l'Outaouais (STO), une nouveauté cette année, le Centre de services scolaire au-Coeur-des-Vallées (CSSCV) n'a pas réussi à atteindre le même niveau de service que l'an dernier (4141 écoliers) sauf que l'organisation tient à apporter un important bémol.

«Il est cependant utile de préciser que certains de ces élèves étaient considérés marcheurs au sens de nos règles et qu'ils déboursaient un montant afin d'utiliser des places qui restaient disponibles dans nos autobus. En période de COVID, ce service n'est pas offert», indique le secrétaire général, Jasmin Bellevance.

De son côté, le Centre de services scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSSPO) offrait le transport à 7557 élèves en date du 2 septembre, soit 4223 avec les autobus et berlines scolaires ainsi que 3334 par l'entremise du transport intégré de la STO. On comptait l'an dernier 8850 jeunes, mais il faut savoir que cette donnée incluait les écoles privées. 

Au Centre de services scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSSHBO), on indique que le nombre d'élèves transportés (2400) est sensiblement le même que lors de la dernière année scolaire.

Rappelons, entre autres, qu'au maximum deux élèves par banc peuvent être assis ensemble dans un autobus scolaire, selon les normes de la santé publique au Québec. Ceci porte à 48 le nombre maximal d'élèves pouvant voyager dans le même véhicule, alors qu'on pouvait en compter jusqu'à 72 auparavant. Les fratries sont privilégiées sur un même banc et les élèves doivent, dans la mesure du possible, demeurer ensemble sur le même banc chaque jour.

Sur la rive ontarienne

De l'autre côté de la rivière, l'Ontario n'a pas établi de limite quant au nombre d'élèves qui voyagent à bord des autobus scolaires en temps de pandémie.

Au Consortium de transport scolaire de l'Est, qui dessert les écoles du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) ainsi que du Centre scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO), le directeur général Paul Rouleau affirme que la clientèle est stable par rapport à l'an dernier. Environ 11 000 écoliers utilisent le transport scolaire pour se rendre en classe chaque jour.

De son côté, le Consortium de transport scolaire d'Ottawa n'a pas rappelé Le Droit.