Une pétition vient d’être lancée pour réclamer que la fratrie ait préséance sur l’adresse des élèves lorsque la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) doit déplacer des enfants pour cause de surplus.

Surplus d'élèves: la politique doit être «le moins dommageable» possible, dit la CSPO

En réaction au lancement dans les derniers jours d’une pétition réclamant que la fratrie ait préséance sur l’adresse du domicile lorsque des élèves de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) doivent être déplacés en raison d’un surplus, le président Mario Crevier répète qu’il n’est pas contre cette avenue, mais que la question doit d’abord être étudiée par le conseil des commissaires et faire l’objet de consultations.

Il soutient également que tout dépendra de la façon d’appliquer ce critère précis.

« Il faut voir comment on va l’insérer, il faut que ce soit logique. Est-ce que ce critère sera au premier ou au huitième rang, par exemple ? Ça doit faire partie des discussions à la table. Et pourquoi le parent d’un enfant serait discriminé par rapport à un autre qui en a deux ? Il faut penser à ça et rien ne se décidera du jour au lendemain. Nous ne sommes pas les seuls qui doivent gérer des surplus, il faudrait voir quelles sont les politiques dans d’autres commissions scolaires de la province. Est-ce qu’on peut en faire une semblable à tout le monde, mais qui soit aussi le moins dommageable pour tous ? », affirme-t-il.

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M. Crevier rappelle que si la politique de gestion des surplus est modifiée, elle n’entrera pas en vigueur avant 2021. Jeudi soir, 302 personnes avaient signé la pétition.

Son instigatrice, Karine Lauriault, s’engage à la déposer au conseil des commissaires du mois de juin si au moins 500 personnes y apposent leur signature virtuelle.