Les groupes sont formés d’un maximum de dix élèves.
Les groupes sont formés d’un maximum de dix élèves.

Secondaire: près de 300 élèves dans les camps pédagogiques en Outaouais

Environ 300 élèves en difficulté d’apprentissage et pour qui l’école à la maison était loin d’être une situation idéale ont réintégré cette semaine les écoles secondaires de l’Outaouais en marge des camps pédagogiques, créés par le ministère de l’Éducation mais que les commissions scolaires n’ont pas l’obligation d’offrir.

La tenue de ces camps dédiés aux élèves plus vulnérables, autorisée la semaine dernière par le ministre Jean-François Roberge mais réclamée par plusieurs organisations depuis la réouverture des écoles primaires en mai, permettra aux écoliers de faire un peu de rattrapage avant la fin de l’année scolaire.

Les groupes sont formés d’un maximum de dix élèves. 

«C’est sur une base volontaire et il n’y a pas d’évaluation au bout de tout cela. Ça peut permettre de faire des mises à niveau, de ramener l’élève pour consolider certains acquis, pour travailler des méthodes de travail. Ce n’est pas quelque chose qui est prescriptible dans le programme, c’est vraiment quelque chose qui vient soutenir l’enfant davantage qu’à la maison. C’est comme une autre offre de services pour rejoindre la clientèle vulnérable», affirme la directrice générale de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Nadine Peterson.

À la CSPO, environ 240 élèves sont retournés s’asseoir en classe lundi.

La directrice générale de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Nadine Peterson

Mme Peterson indique que diverses raisons peuvent motiver un retour physique à l’école pour cette clientèle, malgré la fermeture des établissements jusqu’à la fin août.

«On a vraiment fait l’entonnoir, c’est ce que je dis à mes directions. On part vraiment de l’offre générale qu’on fait pour notre la clientèle. Maintenant, après cette offre qui est à distance et virtuelle, il y en a pour qui ça ne fonctionne pas, alors qu’est-ce qu’on va faire pour eux? Ça ne marche pas pour quelles raisons? Parce qu’ils n’ont pas les outils technologiques? Alors qu’est-ce qu’on peut faire pour leur fournir des outils? On a libéré je ne sais pas combien d’ordinateurs portables avec un accès Internet et une clé LTE. Si ce n’est pas ça, qu’est-ce qui fait que le jeune n’accroche pas? [...] Si c’est du côté de la motivation, c’est autre chose. Il y a des intervenants comme des TES qui ont communiqué avec les familles pour essayer de les motiver à la tâche. Il y en a d’autres pour qui s’organiser devant un écran, c’est catastrophique, ils ne sont pas capables de s’organiser dans un plan de travail à distance», explique-t-elle.

À la Commission scolaire des Draveurs (CSD), où on mentionne que «les modalités d’opération peuvent varier d’une école à l’autre sur la façon de rejoindre les élèves et les services donnés», on parle de quelques dizaines d’élèves inscrits dans les quatre écoles secondaires du territoire. 

De son côté, la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées a décidé de ne pas offrir de camps pédagogiques, les écoles ayant décidé de poursuivre l’enseignement à distance auprès des élèves concernés. On précise toutefois que 29 élèves de la formation préparatoire au travail et de la formation à un métier semi-spécialisé de l’école Sainte-Famille / aux Trois-Chemins, à Thurso, sont de retour en classe depuis lundi. Ils fréquentent cependant de manière temporaire les écoles secondaires Hormisdas-Gamelin et Louis-Joseph-Papineau car des travaux d’agrandissement sont en cours à leur école.