Les membres de l’Ordre des enseignantes et enseignants de l’Ontario effectuent une tournée pour mieux identifier les jeunes qui sont à risque.

Santé mentale: les enseignants ont un rôle à jouer

Près d’un élève sur cinq souffre d’un problème de santé mentale. Face à cette problématique de plus en plus commune, l’Ordre des enseignantes et enseignants de l’Ontario (OEO) propose des approches afin d’outiller ses membres et ainsi aider la clientèle à risque.

« Les enseignants peuvent identifier les élèves qui sont peut-être à risque de développer un problème de santé mentale à cause de différents symptômes qui sont observés dans leur comportement. Ensuite, c’est aux experts de poser un diagnostic », explique Michael Salvatori, registraire et chef de la direction de l’OEO.

L’Ordre encourage ses membres à « favoriser la santé mentale » auprès des élèves. L’objectif est de placer la santé et le bien-être des élèves au premier plan.

Parmi les jeunes qui souffrent d’un problème de santé mentale, moins de la moitié ont accès à des soins appropriés.

L’OEO encourage les enseignants à lutter contre la stigmatisation entourant la santé mentale afin de leur permettre d’en parler sans avoir peur.

Les membres de l’Ordre effectuent une tournée aux quatre coins de la province afin de promouvoir l’enjeu et pour mieux identifier les jeunes qui sont à risque. La recommandation favorise aussi une approche multidisciplinaire entre les intervenants du milieu scolaire et ceux des organismes communautaires.

« L’enseignant est dans une position idéale pour soutenir les élèves et pour faire la promotion de la bonne santé mentale. Comme on sait, lorsqu’un élève se sent bien, il apprend mieux », soutient Chantal Wade, leader en santé mentale au sein du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO).

Cette dernière donne en exemple des pratiques mises de l’avant au sein du CEPEO qui favorisent et encouragent de saines habitudes de vie.

« Des stratégies peuvent être mises en place au quotidien. On offre différentes formules d’apprentissage aux enseignants. Ça peut être aussi simple qu’un accueil chaleureux tous les matins. Ça met la table pour la journée. Ensuite, on a des stratégies comme inscrire au tableau le menu de la journée, les demandes et les devoirs. Ça permet de morceler la journée pour que ce soit plus facile. Ça aide tous les élèves, incluant le personnel scolaire. Cette façon de faire, ça permet de ne pas stigmatiser les jeunes qui auraient un problème de santé mentale. Ça inclut tous les jeunes », ajoute Mme Wade.