Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Jean-François Roberge s’est dit rassuré par les balises mises en place par le conseil d’administration de la TÉLUQ.

Roberge fait confiance aux professeurs de la TÉLUQ

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur Jean-François Roberge ne croit pas que la valeur des diplômes de la TÉLUQ sera affectée par l’attribution de la note S pour «exigences satisfaites» à certains étudiants. «Je fais confiance au jugement des professeurs.»

D’abord inquiet d’apprendre que des étudiants de cette université à distance pourront réussir leur cours même s’ils n’ont pas passé tous les examens, le ministre s’est par la suite dit rassuré par les balises mises en place par le conseil d’administration de la TÉLUQ. 

«Je suis foncièrement allergique au nivellement par le bas», avertit M. Roberge. Mais il dit avoir obtenu l’assurance que ce ne sera pas un moyen facile pour un étudiant de se soustraire aux examens. «La note S ne sera pas donnée de façon automatique. Ça me semble suffisamment balisé pour que je sois rassuré», exprime-t-il.

Le Soleil révélait mercredi que l’attribution de cette note de passage faisait partie des mesures spéciales mises en place par l’université, qui subit en ce moment la grève générale illimitée de ses tuteurs. L’objectif est de ne pas pénaliser les milliers d’étudiants touchés, dont les examens ne sont pas encore corrigés par exemple. 

M. Roberge, qui dit souhaiter un règlement rapide de ce conflit, n’est pas d’accord avec le point de vue du syndicat des tuteurs, qui craint que des «diplômes à rabais» ne soient octroyés par la TÉLUQ. «Ce ne sera pas des diplômes à rabais.»

Le ministre compte d’ailleurs «régulariser» la situation à la TÉLUQ prochainement, avec la nomination d’un nouveau directeur général. Rappelons que l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David avait demandé une enquête l’été dernier sur la gestion de l’université, après avoir constaté des «irrégularités». 

Pour M. Roberge, la situation à la TÉLUQ a été «un peu gonflée sous le précédent gouvernement». «Je ne pense pas que la TÉLUQ soit dans une crise.»